Fairy Tail The New Darkness


 
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 Alouarn Grimgorson [fiche terminée]

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Date d'inscription : 23/11/2017

Feuille de personnage
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Alouarn Grimgorson
MessageSujet: Alouarn Grimgorson [fiche terminée]   Ven 24 Nov - 9:13


   

       
Alouarn Grimgorson

   

       

   Nom : Grimgorson
   
   Prénom : Alouarn
   Surnom : Le Chapelier Grimgorson, Le Petit Joueur de Légendes.
   
   Age : 28 ans.
   Date de naissance : 04 janvier 820.
   
   Sexe : Masculin.
   Orientation sexuelle : Homosexuel.
   Pouvoir : Illusions magiques.
   
   Métier : Comédien, Fabricant d'automates et de décors, mage.
   Guilde : Va demander à intégrer la branche "Cherub" d'Angel Sword jusqu'à ce qu'il ait le niveau demandé pour pouvoir intégrer la branche mère de la guilde.
   Arme : un tessen (éventail de combat japonais) souvent accroché à sa ceinture.
   Bijarme : X
   Avatar : Renji Abarai, de Bleach.
   


     
Physique

   

     


   
Aaaah ! La description du physique est toujours un grand moment. Suis-je vraiment le seul à trouver que la société accorde beaucoup trop d’importance à ce dernier ? Je les ai bien vus, ces personnages qui se pavanent dans la ville dans leurs atours endimanchés. Ils sont très… comment dire sans que cela soit vexant pour eux ? Disons qu’ils sont de bons sujets d’étude pour comprendre les aléas de ce que nous offre l’humanité. Mais chut ! Ne leur dites point ! Ils risqueraient de prendre la mouche pour pas grand chose ! Déjà que leur air hautain les rend plus agaçants que le petit peuple, alors n’allez pas chercher la petite bête.

Du haut de mon mètre quatre-vingt-huit, je n’ai rien à envoyer à beaucoup. A dire vrai, cette taille et mon gabarit, tournant autour de quatre-vingt-cinq kilos, la plupart du temps, la populace évitait de me chercher des noises pour un oui ou pour un non. Mais ce n’était pas toujours suffisant. Et je dois dire que, même si je rechignais à suivre l’entrainement quotidien de Béralde et Asgeïrd, ils avaient au moins le mérite de me supporter tous les jours. Mon corps arrivait à ne pas être content quand il n’avait pas sa dose de sport. ‘Fin bon, ce n’était pas la première fois que ma tête et mon corps n’étaient pas d’accord. Et ça ne sera certainement par la dernière.

Les années passées sur les routes, en compagnie de la troupe, avaient certainement façonné une peau un peu rêche et prête à tout face aux intempéries des saisons qui s’en vont et s’en viennent. Mes mains, à force de travailler le bois, de monter et démonter des décors, porter des sauts d’eau à n’en plus finir, à éplucher des patates, et j’en passe, avaient un aspect dur et rocailleux : souvent, je me prenais à rêver de mains un peu plus douces, qui pourraient être plus tendres avec les êtres que j’aime. Astrid rechignait toujours à me confier Joshua. Ce n’est pas parce qu’elle prétendait que je n’avais pas toute ma tête, et que je ne maitrisais pas entièrement mon corps, que je ne pouvais pas m’occuper correctement de mon neveu. Comme s’il fallait un diplôme de très haut niveau pour donner tout l’amour qu’on a à un petit bout de choux ? Et puis, de toute façon, Linus, ou les frères de mademoiselle la rabat-joie n’étaient jamais loin s’il y avait un petit souci.

Je tiens à préciser que, la dernière fois, ce n’était pas de ma faute si la couche pleine d’excréments à l’odeur douteuse était tombée face contre terre sur le tapis du salon. Une mouche avait embêté Joshua qui se trouvait alors dans mes bras. Il avait tenté de l’attraper et de la manger, et j’avais malencontreusement atchoumer en même temps, alors qu’un courant d’air avait envahi la roulotte à cause de la porte d’entrée ouverte. Et pour que nous gardions tous les deux l’équilibre, il avait fallu que je laisse tomber la couche. Tout ça à cause d’un papillon qui se trouvait à mille lieux de là. Astrid n’avait jamais voulu me croire. C’est Asgeïrd qui était venu à mon secours ce jour-là. Je vous avoue que, depuis, je ne change plus les couches pleines d’excréments à l’odeur douteuse.

Pour en revenir à mon physique, car, me semble-t-il, c’est le sujet qui nous préoccupe. Je vous avoue aimer les vêtements colorés. Les couleurs, c’est cool ! Et pas facile pour un rouquin comme moi de trouver des vêtements allant parfaitement avec ma chevelure. Enfin, je dis que je suis rouquin… Pas tout à fait ! Mais c’est l’adjectif qui se rapproche le plus de la rougeur maladive de mes cheveux. Vous connaissez un adjectif pour les gens qui ont une pilosité rouge ?

En parlant de pilosité… J’aurais trop aimé avoir un peu… non, beaucoup de poils pour faire une barbe et participer au concours ! Vous savez, le concours ? Non, vous ne savez pas ? Oh, je ne refais pas le discours sur les concours de barbes, hein ! Vous irez lire ce qui se passe dans ma tête un peu plus bas ! Ne me regardez pas avec des yeux de merlan frit, chers lecteurs, j’ai commencé par écrire mon mental ! Que voulez-vous ? Je ne sais jamais d’avance ce que je vais écrire ! Alors, je vous prie d’arrêter de faire la fine bouche.

Voyez-vous, puisque nous parlons de physique, sachez dés maintenant que j’ai de nombreuses théories, et les chaussettes et les caleçons sont de très bons sujets de thèses. Je ne vous affirmerais pas une telle chose si je n’étais pas moi-même un expert en la matière. Malheureusement, on me souffle à l’oreille que je n’ai pas le temps de développer ces passionnants sujets de conversation ici. Il paraitrait que cela ferait une trop grande description physique. Et que débattre avec moi-même n’aurait pas de sens, puisque je me donnerais raison.

S’il vous arrive, un beau jour, de me croiser en caleçon pour je ne sais quelle raison (oui, bon, hein, je n’ai pas trouvé une autre approche pour vous parler des tatouages qui parcourent une grande partie de mon corps), ne soyez donc pas effrayer par cette encre noire qui dessine une multitude de symboles sur mon dos, mes bras, mes épaules, mes jambes, un peu sur mon ventre aussi, et mon visage. Oh, ces tatouages ont bien une histoire. Une bien triste histoire. Mais cette dernière attendra que nous soyons dans la partie histoire pour être racontée ! Un peu de patience encore, pour mes lecteurs curieux.

Pour les plus attentifs, vous remarquerez certainement que je marche le dos légèrement vouté, et que, bien malgré moi, cela fait déjà quelques temps que je ne peux plus porter sur de longues durées des charges trop lourdes. Mon dos ne semble pas bien heureux du traitement que je lui ai infligé durant des années. Mon corps est devenu un peu faiblard au niveau de la jonction de la colonne vertébrale et du bassin. Et je dois dire que c’est sans doute l’une des raisons qui ont fait qu’on se retrouve fixé à Shirotsume maintenant.

Je ne dis pas que ce n’est pas une bonne chose, mais j’aurais tout de même préféré rester sur les routes avec la troupe. J’apprivoise lentement mon nouvel espace de vie, et je dois dire que je commence à lui trouver des avantages. Mais chut, tout ceci est pour plus tard ! Que je ne vous dévoile donc pas tout avant le moment voulu ! Quoi qu’il advienne, je ne pense pas avoir quelque chose à rajouter sur mon physique.

D'autres informations en vrac : de part ma formation de comédien, je peux moduler ma voix pour prendre différents tons, parfois plus féminins, parfois plus... masculins ? Ce qui est bien pratique lors des soirées au coin du feu où l'on se raconte des histoires. J'adore me déguiser : j'avoue que j'ai un faible pour les robes et leurs froufrous ! Certains costumes masculins sont aussi pas mal du tout, mais ils n'égalent certainement pas les belles robes qui volent et virevoltent.
   
     



     
     
Mental

   

     

   
Grand-père m’avait appris à ne jamais baisser les bras. Le monde avait ses bons et ses mauvais côtés. Et ce n’était certainement pas à nous de renoncer à nos rêves. Mais, maintenant qu’il était parti et, bien que grand frère s’occupe très bien de moi, j’ai tout de même un peu de mal à ne pas oublier. Pourquoi est ce qu’il faut toujours que ceux qu’on aime s’en aillent ? Moi, j’aurais préféré que grand-père reste avec moi toute la vie. Linus avait essayé de m’expliquer. Mais j’avais eu du mal à saisir le concept de la vieillesse, de la mort, et tout, et tout ! En plus, grand-père ne m’avait même pas demandé mon avis pour partir. Pourquoi il fallait toujours que ça soit les grandes personnes qui décident ?

J’ai vécu toute ma vie sur les routes… Enfin, une grande partie ! Les Anciens de la troupe ambulante à laquelle j’appartenais avait décidé, d’un commun accord avec Linus, qu’il serait grand temps que nous nous posions quelque part, Astrid, Joshua, Linus et moi. J’avais été très malheureux qu’on ne puisse plus les suivre dans notre caravane. Mais ils disaient que c’était mieux pour moi. Vous comprenez ? Pour ma part, pas du tout. J’avais fait la tronche pendant plusieurs jours. Je ne comprenais pas pourquoi grand frère voulait qu’on s’en aille des voyages et des spectacles. Ca avait été notre vie, du moins, pour moi, ça avait été ma vie pendant vingt-sept ans.

Et voilà qu’on me demandait d’aller me poser en ville. Qu’on me congédiait comme… Comme… je ne sais pas, moi ! Comme une vieille chaussette rapiécée et odorante au possible, après plusieurs longues journées de voyage à les porter. Linus m’avait pourtant expliqué que ce n’était pas à cause de ce que j’étais… Enfin, si, un peu, mais ce n’est pas parce que les Anciens me détestaient, ou que le reste de la troupe me détestait.

Il se trouve que de part la génétique paternelle, j’avais hérité d’une maladie : la schizophrénie. Et bien que je ne dois pas dangereux pour un sou, j’en étais arrivé à un point où un peu de stabilité de me ferait pas de mal. Bien sûr, Linus était un point d’ancrage, mais les voyages incessants de la troupe d’une ville à l’autre, les intempéries qui nous jouaient des tours, les dangers des grands chemins, et j’en passe, commençaient à être pesant. Et même si je n’en avais pas pris conscience, je m’étais peu à peu, au fil des années, renfermé sur moi-même.

Déjà qu’il n’était pas facile de communiquer avec moi en tant normal… Enfin, c’est plus compliqué que ça. Disons que, pour faire simple, je vis dans mon petit monde. Et que toutes les notions de la réalité, même à mon âge, ne sont pas acquises complètement. Cette maladie s’est déclarée lors de mon dix-huitième anniversaire. Le dernier à l’avoir eu dans la famille, c’était mon grand-père. Et, à partir du moment où elle s’est installée dans ma vie, mes parents… enfin, surtout mon père… n’ont plus du tout voulu entendre parler de moi. Déjà que ce n’était pas facile quand la maladie n’était pas là, quand elle a fini par se décider, je n’ai plus jamais eu de contact avec mes parents, bien que nous vivions dans la même troupe.

Bref, pour en revenir à nos moutons, c’est mes grands-parents qui se sont alors occupés de moi jusqu’à mes vingt-et-un ans. Une des traditions de la troupe veut, qu’à cet âge-là, chaque membre de la tribu participe à la Cérémonie du Don de Soi, pour marquer son passage de l’enfance à l’âge adulte. Cette cérémonie consiste à ce que l’individu donne tout ce qu’il possède à la troupe, et, en échange, chaque membre de la troupe donne un objet à cet individu. Les Anciens de la Troupe ont pour habitude d’offrir la roulotte au membre qui effectuait la cérémonie.

Mes grands-parents se faisant bien vieux, c’est Linus, un médecin sortit fraichement de l’école de médecine qui me prit alors en charge, à la demande des Anciens et de mes grands-parents. Les premières années ont été très dures entre lui et moi. Bien que nous avions réussi à nous attacher l’un à l’autre au bout de quelques mois seulement, nos démons personnels avaient eu beaucoup de mal à s’accorder.

Tous ces détours pour vous parler de l’emprise de la schizophrénie sur mon quotidien. Que voulez-vous ? Je suis un éternel bavard. Grand frère aussi, il me dit que je parle beaucoup. Parfois, il a même du mal à me faire arrêter de parler pour que j’aille dormir ou tout simplement pour qu’il aille travailler. Comme il était médecin, il a aussi était médecin de la troupe. Ce qui ne m’enchantait pas non plus. Il fallait encore que je le partage avec d’autres.

Les trois premières années après que l’on m’ait diagnostiqué la schizophrénie furent relativement paisibles. Et croyez-moi sur parole, ces trois années furent amplement suffisantes pour que la maladie se répande silencieusement, pour frapper un grand coup quand le moment sera venu. Au départ, j’avais juste des impressions d’étrangeté sur le monde, que je n’arrivais pas particulièrement à définir. Parfois, l’idée que des personnes – jusque là bienveillantes avec moi – étaient là pour me faire du mal, prit un malin plaisir à prendre le pas sur le reste. Et plus les mois passèrent, plus ce sentiment de persécution s’accentua, en même temps que… disons, des intérêts étonnants. Grand-père et Linus me retrouvaient assis sur le plancher, en train de réfléchir en mangeant des cornichons trempés dans de la confiture, ou tout simplement en train de parler avec des objets inanimés.

Et le pire était encore à venir. Surviennent alors les troubles de concentration et de l’attention. Je n’étais plus capable de suivre correctement une conversation. Ma mémoire me faisait défaut. Et mes fonctions exécutives firent alors des leurs dans la vie de tous les jours. Comme si le reste, ce n’était pas assez. Je n’étais plus autonome et n’arrivais pas à m’adapter à des situations simples et basiques, comme préparer à manger, ou à effectuer les tâches quotidiennes dans le campement, comme aller chercher de l’eau au puits. Néanmoins, mon état se stabilisa grâce au théâtre et aux multiples inventions que je faisais dans l’atelier de la roulotte. Grand-père m’avait appris l’art des automates. Et Linus me faisait faire des exercices pour que j’apprenne à vivre avec ma maladie.

Une nouvelle descente aux enfers survint quelques temps après la Cérémonie du Don de Soi. Une descente qui s’accentua avec la mort de mes grands-parents quelques mois après. Je ne comprenais pas pourquoi ils étaient partis. Même encore aujourd’hui je n’arrive pas à accepter le fait qu’ils soient morts. Il est vrai que je reste encore persuadé qu’ils étaient partis pour un très long voyage, comme ils en avaient toujours rêvé ! Et quand ils auront fini leur tour du monde, ils rentreraient à la maison. C’est tout !

Pourtant, j’avais fait des efforts ! Et les diagnostics étaient prometteurs. Mais rien à faire ! La schizophrénie ne voulait pas me lâcher. Se fut d’abord des hallucinations auditives : je crus devenir réellement fou. Je ne comprenais pas comment des bruits pouvaient venir de nul part. Les Anciens et Linus eurent dans l’idée de me faire interner le temps que l’on trouve un traitement adéquat mais, étrangement, dés que je pus associer ces bruits à des personnages (hallucinations visuelles), mes angoisses se calmèrent d’un coup, et je devins beaucoup plus calme. Comme si cette association auditif / visuel avait permis à mon cerveau de trouver un équilibre. Et il ne fut alors plus question de m’envoyer ailleurs.

Je dois avouer que d’avoir grandi aux côtés de mes grands-parents, puis de Linus, et de mes quelques amis, avait permis que ma schizophrénie s’adapte tout de même avec ma personnalité. Même s’il m’arrivait de réagir un peu violemment physiquement quand je me sentais en danger, je n’étais pas quelqu’un de bien méchant. J’étais même un peu trop gentil. Et c’est souvent mon grand frère, ou Astrid, Béralde ou Asgeïrd qui devaient intervenir pour m’éviter de prendre de sérieuses dérouillées, tant physiques que morales. C’est d’ailleurs Asgeïrd et Béralde qui m’avaient appris, et qui continuaient à m’apprendre, les bases pour me défendre un temps soit peu. Non pas que je n’étais pas quelqu’un de physique, bien au contraire, on s’y prendrait à deux fois avant de venir me chercher des noises, mais disons que si le cas se présentait, j’avais tendance à me rétracter sur moi-même. Je n’étais pas spécialement tourné vers les armes, voyez-vous !

De plus, il s’avéra que grand frère se maria avec Astrid il y a deux ans de cela et il avait eu un petit garçon avec elle, Joshua. Et je ne l’avais pas si bien pris que ça. Linus n’est que mon grand frère à moi tout seul, et je ne veux pas le partager. Encore moins avec Astrid. Bon, en soit, je n’ai rien contre elle en particulier, mais c’est une femme ! Une femme ! Vous entendez ? Ou lisez, comme vous voulez ! Elle voulait me voler mon grand frère ! Même si Linus m’avait affirmé le contraire à maintes reprises.

Astrid, elle faisait partie d’une autre troupe, avec ses deux frères, Asgeïrd et Béralde. Mais nos troupes finissaient souvent par se retrouver dans les mêmes villes et nous travaillions donc souvent ensemble. C’est comme ça que je les ai connu ! On a grandi ensemble, même si nous ne faisions pas parti des mêmes troupes, mais nous étions toujours content de nous retrouver. Je les aime bien. Enfin… avec Astrid, c’est plutôt tendu entre nous ces derniers temps.

Elle m’agace à vouloir contrôler ce qu’il y a dans ma tête ! Ce n’est pas de ma faute si son cerveau ne fonctionne pas comme le mien ! Linus est docteur, du coup, il arrive à comprendre plus ou moins comment ça se passe sous mon crâne. Il tente d’apaiser les tensions qui s’opèrent entre Astrid et moi, mais ce n’est pas facile tous les jours. Surtout pour lui. J’essaie de faire des efforts, rien que pour lui, mais j’ai toujours l’impression que l’autre me rabaisse face à mon grand frère, comme si Astrid voulait à tout prix garder Linus et Joshua rien que pour elle. Il paraît que la paranoïa fait partie intégrante de la maladie.

Je suis plutôt de nature sociable, surtout avec les enfants. Les autres, je vous avoue que ça dépend leurs têtes. Les gens avec des grosses moustaches me font peur, par contre, j’aime bien les barbes ! Chaque année, certaines des troupes ambulantes, dont la notre et celle de la famille d’Astrid, organisent un concours de la plus belle barbe lors des jeux d’hiver ou des jeux d’été. Et c’est vraiment trop cool ! J’aime bien participer à ce genre d’évènements bon enfant. Parce que j’ai le droit d’être moi-même, juste moi-même !

Même qu’on a le droit de manger des popcorns en regardant les spectacles des autres ! Ce n’est pas souvent que j’ai le droit d’en manger. Parce que ça fait mal aux dents et au ventre après ! Enfin, c’est ce qu’on m’a raconté. Et Linus ne veut pas que je mange trop de « cochonneries ». C’est déjà la guerre à la maison avec les bonbons. Pas tous les bonbons, hein, seulement certains. Parce que, voyez-vous, chers lecteurs, je suis un expert en matière de bonbons. Non, non, non, ce n’est pas moi qui les fabrique. Néanmoins, je suis testeur professionnel de bonbons. J’aime bien les « qui piquent » et vous savez, ceux qui sont en forme de boules et que dans le paquet, y’en a pleins de différentes couleurs. Vous voyez desquels je parle ? Et bien, eux, ils sont trop bons !

Je dois avouer que j’aime beaucoup inventer des histoires, monter des spectacles, travailler dans l’atelier. Je dois dire que j’étais rarement à cours d’idées lorsqu’il s’agissait d’amuser les honnêtes gens. Grand-père me disait souvent que c’était par le rire doux et enfantin et les rêves que l’humanité sera sauvée de sa bêtise. Chaque roulotte de la troupe avait été ensorcelée, du moins, celles où les familles habitaient : elles étaient bien plus grandes à l’intérieur qu’à l’extérieur, ce qui était bien pratique pour moi, vu tout le bazar qui était entreposé dans l’atelier et dans ma chambre. Linus se battait d’ailleurs pour que je tienne au moins ma chambre rangée.

Que voulez-vous ? Comment voulez-vous choisir votre caleçon le matin sans y avoir réfléchi au préalable ? Je dois vous avouer que j’aime bien collectionner des trucs, souvent inutiles, certes, mais des trucs quand même. J’étais d’ailleurs toujours très content de montrer aux invités mes nouvelles acquisitions. Et mes plus belles collections se trouvaient être celle de mes caleçons, et celle de mes nœuds papillons. Du coup, vous comprenez bien mon choix difficile le matin face à tant de caleçons. Le port du caleçon est tout un art, c’est l’expert que je suis qui vous le dit. Qui vous l’affirme, même !

Il paraît que je suis un grand curieux. Un rien m’arrête. J’aime découvrir, que cela soit dans les livres ou au contact d’autres, tant que je peux découvrir et apprendre, vous faites de moi le plus heureux des hommes. A dire vrai, j’essaie de comprendre comment fonctionne l’humanité. De mon point de vue, c’est elle qui est étrange, pas moi. Et il est vrai que je préfère nettement remplir des missions où la logique et la cervelle sont plus mises en avant que les muscles. Ou alors, trouver un partenaire qui joue le rôle des muscles, ça me va aussi, hein ! Et puis, mieux comprendre mes congénères me permet de faire des automates et des costumes plus réalistes !

Je parle, je parle ! Et des choses sur mon mental, j’en aurais encore beaucoup à dire. Mais je pense que vous avez encore beaucoup à lire, et que vous trouverez les autres informations qui satisferont votre curiosité dans d’autres parties ou bien, tout simplement, en venant discuter avec moi dans les rues de Shirotsume. C’est là-bas que la troupe nous a installé : nous tenons un magasin de costumes, d’automates et d’accessoires pour le théâtre et autres représentations. Nous faisons toujours parti de la troupe, mais nous nous sommes posés dans une ville, et nous sommes donc un point d’ancrage pour les membres de la troupe si ces derniers ont besoin d’une quelconque aide.




     
     
Histoire

   

     

Chapitre 1 :
« Chaque jour de ta vie est un feuillet de ton histoire que tu écris. »

Proverbe arabe.


Grand-père avait beau être tout aussi malade que moi de la tête, il n’en resta pas moins le meilleur professeur que notre Mère, la terre, avait pu m’offrir. Je ne sais pas vraiment ce que je serais devenu sans lui. Même si papa et grand-père ne s’étaient jamais adressés la parole, du moins, qu’aussi loin remontent mes souvenirs, je ne les avais jamais vu entamer une discussion, même la plus simple qui soit. A dire vrai, papa m’avait aussi renié quand la maladie avait commencé à me ronger le cerveau. Maman… Je ne sais pas vraiment quoi penser d’elle… Elle a tout simplement suivi et soutenu papa dans chacune de ses décisions… Comme si c’était les meilleures qu’ils avaient eu à prendre. Comment une maman et un papa pouvaient ne plus aimer leur enfant ?

J’avais eu du mal à comprendre tous les rouages de ce qui se passaient dans le monde des grands. Pas facile pour un enfant de voir sa famille se déchirait pour des notions qu’il ne maitrisait absolument pas. Mais nous verrons cela en tant voulu. Commençons donc par le commencement. Car c’est là que débute toute histoire qui se respecte, non ?

Ma famille fait partie d’une troupe ambulante de comédiens, et cela, depuis des générations. Il est donc tout à fait normal pour le petit homme que j’étais à l’époque de naitre sur les routes. Enfin, dans mon cas, je suis né à Oshibana, en l’an de grâce 820. La compagnie était stationnée ici pour les fêtes de fin d’année, et elle devait repartir d’ici quelques jours vers je ne sais plus quelle ville de notre parcours. Il est vrai que c’était les autorités compétentes des villes qui distribuaient les parcours aux troupes ambulantes, pour éviter que beaucoup d’entre elles se retrouvent au même endroit au même moment. Non pas qu’elles étaient nombreuses par ces temps de troubles, mais le pouvoir central et ses annexes se montraient désormais bien trop prudents suite aux évènements qui se répandaient comme une trainée de poudre dans le royaume de Fiore.

Il faudrait tout de même éviter que des vauriens dans notre genre viennent m’être à sac les magasins et autres lieux publics, en profitant des agitations provoquées par de quelconques mages noirs ou que sais-je encore. Suivant les villes où nous nous trouvons, et les personnes que nous rencontrons, nous ne sommes pas accueillis de la même manière. Grand-père me racontait que certaines troupes n’avaient point un passé glorieux et que, même encore aujourd’hui, certains brigands et malfrats se faisaient passer pour des comédiens ambulants pour pouvoir entrer dans les enceintes fortifiées des villes pour pouvoir mieux piller les honnêtes gens de l’intérieur.

Fort heureusement, d’autres troupes – je veux dire, de véritables troupes – étaient là pour relever le niveau fort malheureux de ces mécréants. Grand-père n’arrêtait pas de répéter quand ces temps troublés, les hommes et les femmes avaient besoin de rêver, de laisser leurs âmes s’envoler un petit peu loin de toutes les horreurs produites par leurs congénères. Je ne comprenais pas vraiment la notion du bien et du mal : et quand le sujet était amené sur le tapis, cela débouchait forcément sur un débat fort instructif entre grand-père, grand-mère et moi. Mais, j’avais retenu le principal : nous étions là pour faire rêver le monde en racontant des histoires, en montant des pièces de théâtre, en chantant mille et une chansons ! Pour que plus jamais l’espoir ne reste au fond de la boite de Pandore.

Pour en revenir à mon histoire, car c’est nos propos ici, je suis né un 4 janvier de l’année 820. La même année que la création de la première guilde noire. Il paraît que cette guilde, Full Dream de son véritable nom, regroupait les pires mages que le royaume connaissait jusqu’à maintenant. Leur objectif ? Ce n’est pas très clair dans ma tête mais, apparemment, ils voulaient ressusciter Zéref. Je n’ai toujours pas compris qui c’était, ce mec ! Je vous jure que les guildes, c’est d’un compliqué ! A savoir qui est quoi et quand, pfiou ! Ca ne rentre pas tout le temps dans ma petite tête. Mais, avec le temps… Il paraît que ça finit par rentrer ! Mais les évènements sont tellement mal racontés dans les livres d’histoire que… Que voilà ! Le gouvernement aurait pu faire un effort pour mieux raconter tout ça !

Papa n’a jamais pardonné à Grand-Père. Pour lui, c’était Grand-Père qui était responsable de tous les maux de la famille. Comme s’il était possible de contrôler une maladie génétiquement transmissible. Papa ne comprenait pas. Parce qu’il avait eu la chance de ne pas être touché. Pourquoi est ce que la schizophrénie l’avait épargné ? Il avait vécu depuis tout petit avec Grand-Père, il aurait du comprendre. Pourquoi faut-il que les différences déchirent une famille ? Grand-Père et Grand-Mère avaient pris soin de lui, jusqu’au bout, et même si ce n’était pas facile tous les jours, ils avaient appris à grandir et vivre avec.

Alors quand les Anciens de la troupe accédèrent à la demande de Grand-Père, papa devint complètement fou, et la colère et la rancune qui habitaient son cœur depuis bien trop longtemps, prirent le pas sur tout le reste. Il avait menacé les Anciens : s’ils ne revenaient pas sur leur décision, il était tout à fait hors de question que je revienne habiter avec eux. J’avais alors cinq ans… Ou peut-être six ? Déjà à cette époque, papa et maman étaient très occupés à aider la troupe… Et je crois que je n’étais pas vraiment prévu au programme. Ils me confiaient généralement à mes grands-parents. Mais confier à Grand-Père le soin de me former au métier de comédien et de mage, c’était techniquement trop en demander à mes parents.

Les Anciens ne cédèrent en rien aux caprices de mon père, et je finis par aller vivre avec Grand-Père et Grand-Mère dans leur roulotte. Et cette idée était bien loin de me déplaire. Vive avec papa et maman, ce n’était pas rigolo du tout. Ils n’étaient jamais là quand j’avais besoin d’eux, et leur roulotte était aussi triste qu’une lande desséchée croulant sous la neige en hiver. Et là encore, même la lande glacée était plus accueillante pour l’enfant que j’étais que leur caravane. Pourtant, je restais persuadé qu’ils avaient fait de leur mieux. Mais… Il fallait se rendre réaliste. Ils n’étaient vraiment pas près pour s’occuper d’un enfant. Papa, à une époque, racontait à qui voulait bien l’écouter que c’était ma naissance qui avait apporté le malheur sur le royaume puisqu’elle coïncidait avec la naissance d’une guilde noire.

Les Anciens avaient alors convoqué mon père. Et les points sur les « i » avaient été mis. Dans une troupe, nous avions tous nos petits secrets. Certains étaient plus gros que les autres. Mais nous n’en restions pas moins une famille. Les secrets de la troupe restaient dans la troupe. Et que nous soyons ou non d’accord avec la présence de certains, ce n’était pas à nous de dénigrer les hommes et les femmes qui habitaient avec nous. Les Anciens savaient ce qu’ils faisaient. Et ils étaient inadmissibles, sur ce point-là en tout cas, de contester leurs décisions sur la présence d’autrui dans la troupe.

Les Anciens, ce sont les maitres de la troupe. Ils ont des noms différents selon les troupes ambulantes, et leurs organisations respectives. Dans tous les cas, la notre était présidée par trois couples, et chose étonnante ou non, c’était les plus vieux et les plus sages de la troupe. Ils formaient, à eux six, le conseil de la troupe. Et il n’était pas avisé de contredire leur jugement si nous faisions appel à ce dernier. Ils étaient en parfaite symbiose les uns avec les autres. Et ils étaient au courant de tout ce qui se passait au sein même de la troupe. Ils étaient souvent malvenus de notre part de mentir, sur n’importe quel sujet. Ils savaient. Comment ? Je ne sais pas trop. Mais ils savaient. Et ils veillaient sur chacun d’entre nous comme si nous étions leurs propres enfants.

Chaque troupe ambulante de comédiens avait une spécialité, et c’était mieux ainsi. Nous évitions comme cela de nous marcher sur les pieds, et la population pouvait avoir accès à différents spectacles tout au long de l’année. Même si des sujets revenaient souvent, la façon de les traiter était propre à chaque troupe. Les membres étaient formés dés leur plus jeune âge aux maitrises des arts du théâtre, du chant et des tâches quotidiennes à effectuer au sein même de la compagnie, pour que tout le monde puisse s’y retrouver facilement.

La formation spécifique commençait lorsque le huitième anniversaire était fêté. Notre compagnie était spécialisée dans tout ce qui tournait autour du travail du bois et des rouages, notamment dans les automates. Elle maniait comme personne les décors et la mise en place de systèmes fort compliqués pour l’œil non averti et qui permettaient sans nul doute la mise en mouvement des plateaux où nous nous produisions en spectacle. De ce fait, nous connaissions aussi beaucoup de chose en ce qui concernait la fabrication de costumes, mais cela n’était pas propre à notre troupe, puisque toutes les compagnies étaient rompues à l’art des accoutrements en tout genre.

Avec toutes ces données en main, vous comprenez donc bien que ma vie était… Disons que j’avais une vie bien remplie. Maintenant que vous êtes en mesure d’appréhender mon histoire dans son ensemble, je vous invite dés à présent, chers lecteurs, à avancer d’un pas assuré vers le chapitre deux, pour que nous puissions lire ensemble les feuillets que chaque jour de ma vie a écrit pour vous, et rien que pour vous. Laissez moi donc vous compter l’histoire d’un petit bout d’homme qui poursuivit ses rêves !

Chapitre 2 :
Premiers pas dans la vie d’un grand !
 


Est ce que vous l’entendez ce vent qui souffle dans les arbres ? La branche qui frotte contre les volets de la caravane ? Et le bois qui grince ? Je dois vous avouer que… je ne l’entends pas non plus. Grand-Père m’a raconté la plus belle des histoires, et les mots m’ont emporté au pays des rêves. Et me voilà endormi, la tête sur les genoux de Grand-Mère. Aujourd’hui a été un jour difficile pour tout le monde, mais j’étais bien heureux de ne plus à avoir à rentrer dormir chez papa et maman le soir. C’était malheureux à dire, mais je considérais plus mes grands-parents comme mes véritables parents que papa et maman. Est ce que c’était vraiment grave ?

Ils avaient toujours pris soin de moi. Quand on rentrait le soir chez nous, ça sentait toujours bon la chaleur humaine et l’amour. Nous n’avions pas toujours à manger comme nous le voudrions (ça, tout dépendait des recettes que percevait la troupe lors des spectacles), mais il y avait une odeur qu’on ne trouvait nul part ailleurs : celle du feu et de la maison, celle de l’amour et de la famille. Dans la caravane de mon vrai papa et de ma vraie maman, il n’y avait jamais eu cette odeur là. Il y avait la colère et la tristesse. La haine aussi, un peu.

Grand-Père finit par me réveiller doucement, et il voulut me conduire à ma nouvelle chambre. Je m’assis, baillais un grand coup et me frottais les yeux. A cet âge-là, je comprenais encore moins les choses que maintenant, mais déjà à cette époque, j’avais une peur bleue de me faire abandonner. Je préférais dormir avec quelqu’un. Et je n’avais pas pu récupérer mon Doudou quand la décision finale avait été rendue par les Anciens. Papa n’avait pas voulu que j’aille récupérer ma peluche, et, même si j’étais maintenant heureux de vivre pour de vrai avec Grand-Père et Grand-Mère, mais surtout Grand-Père (mais ne le dites pas à Grand-Mère : je crois que ça la rendrait triste de savoir que, même si je l’aimais beaucoup, je préférais Grand-Père), je savais que la nuit allait être difficile.

Je n’avais pas osé dire quoi que se soit, mais je rechignais à monter tout seul, là haut ! Comme si les ombres de la nuit allaient me manger tout cru. Je finis par glisser ma petite main dans la très, très grande et noueuse main de Grand-Père, et nous montâmes ensemble les quelques marches. Il finit par m’ouvrir la porte de ma chambre, voyant que le petit garçon que j’étais avait bien trop peur de regarder tout seul ce qu’il y avait de l’autre côté. Mes yeux s’illuminèrent lorsqu’ils virent la grosse peluche en forme de Gorille posée sur mon oreiller.

Tout d’un coup, la nuit était un peu moins noire, et les monstres sous le lit étaient un peu moins effrayants. Je montais rapidement sur le lit et attrapais la peluche, que je nommais affectueusement mon King Kong. Il était un peu vieux mais il sentait bon. Je me mis tranquillement à discuter avec lui, comme si c’était la chose la plus banale du monde. Grand-Père vint s’asseoir sur le lit à côté de moi, et le petit garçon que j’étais lui sauta au cou, tout heureux du cadeau qu’il venait de me faire. Je le serrais très fort, et enfouis mon visage sous son menton.

Nous discutâmes quelques instants. J’avais mille et une questions qui tournaient et tournaient dans ma tête. Un jour, j’voudrais être comme Grand-Père. Là où les autres voyaient quelqu’un de tout cassé de la tête, je voyais le meilleur papa et ami du monde. Que les autres étaient bien trop compliqués à comprendre : avec Grand-Père, apprendre la vie était beaucoup plus facile, bien que la réalité de la vie n’était pas toujours tendre avec nous. Je finis par lui demander :

« Dis, Grand-Père, est ce que je pourrais rester avec Grand-Mère et toi toute la vie ? »

Il me répondit avec un grand sourire, et en passant sa main dans mes cheveux en bataille :

« Tu sais très bien que, comme tout le monde, tu iras habiter dans ta propre caravane à tes vingt-et-un ans. »

« Oui, mais… si je n’ai pas très envie. J’peux rester avec vous ? »

Je ne vis pas la lueur fugace et triste qui traversa le regard de mon Grand-Père à ce moment-là. Il finit parme répondre :

« Tu as bien le temps avant que ce moment arrive, tu sais. N’y pense donc pas maintenant. »

« Oui, mais c’est dans combien de temps ? C’est dans combien de dodos ? »

« Tu auras le temps de faire des milliers et des milliers de dodos avant que tu n’atteignes vingt-et-un ans. »

« Ah… Mais ça fait beaucoup des milliers et des milliers de dodos ? »

« Oh, ça en fait énormément ! Ca en fait presque autant que les étoiles dans le ciel. »

Rassuré, je me glissais sous les couvertures, et Grand-Père vint me border. Il vint me déposer un baiser sur le front. Avant de se diriger vers la porte, il me dit tendrement :

« Si tu as besoin de quelque chose, tu sais où se trouve notre chambre, n’est ce pas ? »

Je fis oui de la tête, avant de laisser échapper un bâillement à m’en déchirer la machoire. Grand-Père tendit sa main vers une lampe qui se trouvait sur une étagère non loin de mon lit.

« Je te présente Lulu. C’est une gentille petite étoile qui a accepté de venir vivre dans ce cristal pour veiller sur toi pendant la nuit. Tu verras, c’est une super gardienne ! Elle ne laissera pas les ombres envahir tes rêves. Je te le promets. »

Je remerciais Grand-Père avec un grand sourire fatigué, lui lançais un :

« Je t’aime très fort, Grand-Père. Fais un bon gros dodo toi aussi. »

Et j’étais parti au pays des songes avant même qu’il ait quitté la pièce. Dans la tête du petit garçon de sept ans que j’étais, il était tout à fait normal qu’une étoile vienne se reposer dans un cristal à la nuit tombée. La vérité c’est que j’étais assez peureux à l’époque, et que Grand-Père inventait de nombreuses histoires pour m’aider à trouver confiance en moi.

***

Le lendemain matin, je me réveillais frais comme… comme un super héros des histoires de Grand-Père. C’est Grand-Mère qui vint me lever. Elle me chargea, avec Grand-Père, d’aller chercher de l’eau au puits. Je dois dire que les regards des autres sur mon Grand-Père étaient toujours durs à supporter : comme il était schizophrène, les enfants ou du moins, certains, en profitaient pour se moquer de son infirmité.

J’avais encore du mal avec leurs yeux de merlans frits et leurs remarques pas très sympathiques, mais j’aimais encore plus mon grand-père. Et puis, ce n’est pas comme si je n’avais pas d’amis. Je n’en avais pas beaucoup, mais j’en avais quand même. Et on attendait toujours avec impatience que nos deux caravanes se retrouvent près d’une grande ville pour se retrouver. C’est Béralde et Asgeïrd qui étaient intervenus, un jour, alors que je m’étais retrouvé en face à des p’tits camarades prêts à m’en faire découdre… encore une fois ! Depuis, je n’ai plus jamais vraiment eu de problèmes.

En allant au puits, j’essayais de faire abstraction de ces regards. Mais ce n’était pas toujours facile. Je finis par agripper la main de Grand-Père et je lui souris. Je n’allais certainement pas laisser mon héro affronter ces gens tout seul. A bien y réfléchir, je n’étais pas sûr que cela gênait Grand-Père plus que ça, comme s’il avait accepté la nature des autres. Je ne comprenais pas… Pourquoi est-ce que l’on devrait accepter les mauvais traits des autres ?

Alors que Grand-Père remontait tranquillement le seau qu’il venait de descendre au fond du puits, il me vit, pensif, accroupis à côté de mon seau, touillant la terre desséchée avec un petit bâton. Il finit son affaire, et vint s’asseoir à côté de moi. Nous regardâmes ensemble le soleil se levait, illuminant au passage la cime des arbres. Il finit par me demander :

« Qu’est ce qui te turlupine comme ça, mon garçon ? »

Je fis plusieurs grimaces, signe que je réfléchissais. Puis, je finis par répondre :

« Dis, Grand-Père, quand est ce que tu m’apprendras à être un grand comme toi ? »

« Tu m’as l’air d’être bien impatient d’apprendre. Quel est ce soudain enthousiasme ? »

« Papa et maman ne me parlaient jamais de tout ça. L’apprentissage du reste était nul et ennuyeux. Mais j’ai toujours voulu faire comme les grands ! La magie, c’est trop cool ! J’ai essayé plusieurs fois de faire pareil que vous, mais j’crois que je ne faisais pas trop comme il faut. »

Grand-Père me mit une légère tape derrière la tête, et me répondit tout en me regardant d’un œil réprobateur :

« Alouarn, tu sais très bien que le véritable apprentissage ne commence que lorsque tu fêteras ton huitième anniversaire. N’oublie jamais, mon garçon, que le corps et l’âme doivent travailler de concert. La force d’un grand et puissant mage ne réside pas que dans sa magie. Ne néglige jamais ton corps au profit de ton esprit, ni ton cerveau au profit de ta carcasse. Médite donc sur ça jusqu’à ce que tu sois en âge de pouvoir prétendre à un tel enseignement. »

Je dois dire que sur le coup, j’avais boudé. Je ne comprenais pas ce que Grand-Père voulait me dire sur le moment, mais se fut un fort heureux et bon conseil qu’il m’avait donné là. Aujourd’hui, bien qu’ayant un âge avancé pour la faible maitrise magique que j’avais, je ne pourrais jamais assez remercier Grand-Père d’avoir prit le temps de m’expliquer les rouages de la vie et de la magie.

On fêta mes huit ans quelques semaines plus tard. Grand-Mère m’avait préparé le plus beau gâteau d’anniversaire du monde : une belle tarte aux fruits que je pris plaisir à dévorer. Le dessert, c’était, à cette époque, mon moment préféré dans le repas. Et j’avais exprès gardé beaucoup de places pour pouvoir avoir trois parts de gâteau. Une fois que le repas fut fini, la table débarrassée, la vaisselle faite, et le thé (ou le chocolat chaud pour moi) pris, Grand-Père se leva et me tendit la main :

« Il est temps pour toi de devenir un homme. »

C’est ainsi que débuta mon entrainement : celui de mage, mais aussi celui de membre à part entière de la troupe. Je dois dire que ces années furent merveilleuses. Et je ne tiens pas à dévoiler les enseignements de mon Grand-Père à n’importe qui. Un jour viendra le temps où je serais le maitre qui transmettra ces leçons à mon élève. D’ici là, j’ai encore du chemin à faire.

Chapitre 3 :
Promis… j’avais promis…

Pourquoi ? Pourquoi est-ce que je ne pouvais pas rester habiter avec Grand-Père ? Pourquoi personne ne me demandait mon avis ? C’est parce que je suis tout cassé de la tête, c’est ça ? Je ne veux pas faire cette cérémonie. Et je ne veux pas non plus que ce… ce monsieur vienne habiter avec moi ! Grand-mère m’avait beaucoup parlé de lui : c’était un homme fort sympathique, et médecin qui plus est. Il saura bien s’occuper de moi. Qu’est ce qu’elle en sait ? Elle ne l’a rencontré que deux fois, mais il a fait grande impression auprès des Anciens et de mes grands-parents. Et ce soir… et bien, je devais le rencontrer.

J’avais déjà fait une descente aux enfers, et mon état s’était plutôt stabilisé par la suite. Mais toutes ces nouveautés ne me plaisaient pas. Cela ne rentrait pas dans mes cases. Et je détestais par-dessus tout quand ça ne rentrait pas dans mes cases. J’entendais bien les gens qui chuchotaient sur mon passage. Il paraît que je n’allais pas bien du tout. Et que j’étais trop stupide pour comprendre quoi que se soit.

Grand-Père était au salon, sur son fauteuil préféré. Grand-Mère préparait du thé dans la cuisine. Et moi… Et bien, j’attendais, assis sur les marches qui menaient du salon au premier étage. Grand-Père ne m’avait pas vu m’installer ici… enfin, je ne crois pas. Il ne fallait jamais penser à la place de Grand-Père, car nous étions surpris du nombre de choses qu’il savait… ou qu’il ne savait pas. Mais, en ce qui me concernait, il savait toujours tout, et c’était un peu énervant dés fois.

Et pourquoi l’autre n’arrivait pas ? Ce n’était pas déjà l’heure de la réunion ? Grand-Père n’avait pas réussi à me faire sortir de ma chambre. Il était venu une vingtaine de minutes plus tôt, et nous nous étions disputés. Très fort. Je n’avais jamais été aussi en colère contre lui. Mon cerveau n’arrivait pas à faire les connexions logiques. Et je ne tenais pas à aller m’excuser tout de suite. J’avais pu dire ce que j’avais à dire, même si je n’y avais pas mis la forme.

Enfin, à me voir là sur les marches et prêt à écouter ce que le monsieur avait à dire, Grand-Père avait en parti gagné. Grand-Mère me répétait souvent de faire confiance à Grand-Père. Pour le coup, je vous avoue que je ne comprenais pas pourquoi il m’abandonnait comme… même mes chaussettes trouées et puantes étaient mieux traitées que ça. Je n’avais pas envie de le quitter. J’étais très bien avec lui. Pourquoi est ce que personne ne voulait comprendre ça ?

On frappa à la porte. Quelques secondes de silence et j’entendis la voix de Grand-Mère et celle d’un homme. J’aimais bien sa voix, au nouveau. Enfin… il y avait quelque chose de rassurant à l’intérieur. Je ne saurais dire quoi. Mais cela ne faisait pas de lui celui qui remplacera Grand-Père. Je suis sûr qu’il voulait lui piquer sa place. Je reniflais un peu bruyamment. Mais cela ne fit pas pour autant bouger Grand-Père de son fauteuil. Je savais qu’il savait que j’étais là. Il ne vint pourtant pas me déloger de ma piètre cachette.

Grand-Mère conduit notre invité jusqu’au salon, et Grand-Père le salua d’un signe de tête. Pourquoi il n’était pas pareil que d’habitude ? C’était un monsieur aux cheveux blancs, et pourtant, il n’avait pas l’air si vieux que ça. Sa peau n’était même pas toute fripée comme celle de Grand-Père. Je n’entendis pas vraiment le début de la conversation. En fait, j’étais tellement absorbé par la contemplation du nouveau venu que je ne pris pas garde à ce qui se disait.

« … et je ne peux rien y faire ! »

« Cette maladie est génétique, tu n’y es pour rien dans ce qui lui arrive aujourd’hui. Permets-moi de te dire que la schizophrénie n’est en rien une malédiction : mais ça, tu dois le savoir mieux que la plupart de tes congénères. Depuis que l’homme et la société ont appris à évoluer, les troubles physiques et mentaux n’ont fait qu’augmenter, se développant au rythme des changements de la vie. »

« Comment explique-tu que ces troubles psychiques ne s’accentuent que maintenant ? »

« Sans vouloir t’offenser, je pense que l’élément déclencheur, c’est toi ! Alouarn n’est pas prêt à te laisser partir. Une part de sa conscience est restée dans le pays éternel qu’est l’enfance. Il ne perçoit le monde que par des histoires et des légendes : il trouverait plus normal de croiser un cheval avec des ailes que de voir un être qu’il a adulé toute sa vie, mourir. »

« Et… et… et tout à l’heure ? »

« Son esprit est tout simplement en train de s’adapter à un changement imprévu. Alouarn est déboussolé parce que ses repères sont lentement en train de s’effacer. Il ne pensait pas devoir si vite quitter ce petit cocon : à dire vrai, même si tu l’as préparé à cette cérémonie, il aurait espéré de tout cœur y échapper. A voir comment il s’accroche de toutes ses forces aux souvenirs qui vous lient tous les trois, je crois, qu’inconsciemment, il pensait pouvoir vivre toute sa vie à vos côtés. »

« Comment ais-je pu passer à côté de tout cela ? »

« Tu ne peux pas te blâmer. Alouarn a déjà eu beaucoup de chance d’échapper à son père. Je lui ai parlé quelques instants, et, à dire vrai, son fils est un sujet tellement tabou pour lui qu’Alouarn n’aurait pas pu survivre très longtemps dans un environnement aussi hostile. De plus, les nombreux exercices que tu lui as fait mettre en pratique ne pourront que l’aider. »

« Est-ce l’une de ces phrases rassurantes que nous rêvons tous d’entendre pour notre progéniture ou y-a-t-il vraiment un fond à tout cela ? »

« Tu m’as parlé de ton petit-fils avec une telle passion, que j’aurais pu suivre chacun de vos pas, j’aurais pu admirer chaque scène en fermant simplement les yeux. J’ai appris qu’Alouarn était fort et rigoureux. Bien qu’il soit schizophrène, tu as eu la présence d’esprit, dès son plus jeune âge, à formater son esprit à encaisser les coups. Il sait que tout à une fin, et même si ta mort et celle de ta femme seront un coup dur pour lui, il se relèvera. Il le fera pour son Grand-Père. Il le fera pour sa Grand-Mère. Il le fera pour lui. Mais aussi pour toutes les belles et heureuses rencontres qu’il fera dans l’avenir. »

« Alouarn ? S’ouvrir aux autres ? »

« Tu ne devrais pas sous-estimer ton petit-fils. Tu es sarcastique car tu viens de te faire jeter par ce dernier, mais aussi parce que tu sais qu’il n’est pas au bout de ses peines. Tu l’as toi-même vu lorsque ses hallucinations sonores sont intervenues dans votre discussion tout à l’heure. Il s’en sortira. Il y arrivera. »

« La parole des Anciens devrait me suffire, mais j’ai néanmoins quelques réticences à te laisser le fruit de ma chair. J’espère vivre assez longtemps pour pouvoir vérifier toutes ces éloges que l’on fait à ton sujet. »

J’ouvris de grands yeux. Je croyais que Grand-Père était tout à fait d’accord de me laisser partir avec le monsieur.

« J’espère pouvoir remplir tes espérances. »

Grand-Mère finit par m’interpeller. Elle venait d’apporter le plateau avec le thé et les petits gâteaux. Les petits gâteaux de Grand-Mère, c’était les meilleurs de toute la vie !

« Alouarn. Est ce que tu comptes rester en haut des marches pendant toute la conversation ou bien souhaites-tu nous rejoindre ? Je pense que ça serait plus sympathique que tu viennes nous rejoindre, qu’est ce que tu en penses ? »

C’est comme ça que j’ai rencontré pour la première fois mon grand frère, Linus Baxter. Oh, je pourrais vous raconter encore mille et une choses, mais, croyez-moi sur parole, mieux vaut pour vous que je vous les raconte de vive voix, car, me connaissant, nous serions encore là à Noël de l’année prochaine. Mais je pense que c’était important pour la compréhension des évènements que vous ayez eu vent de ces évènements avant que nous nous rencontrions dans les rues de je ne sais quelle ville !

Chapitre 4 :
Shirotsume, nous voila !

Et oui, encore une ellipse temporelle ! J’aurais du vous raconter une multitude d’évènements. Il me semble vous avoir promis de vous raconter comment mes tatouages avaient atterri sur mon corps. J’ai changé d’avis. Je ne le ferais pas ici ! Aux plus curieux qui se pencheraient sur mon cas, je vous raconterais cette histoire lors de l’une de nos rencontres. Pour les autres… Et bien, tant pis pour vous.

Pour une raison qui m’échappe, les Anciens avaient décidé de nous installer, Linus, Astrid, Joshua et moi dans un avant-poste fixe de la troupe dans une ville. Ils nous avaient plusieurs propositions, et, au cours des deux dernières années, nous avions visités les lieux qui pourraient potentiellement nous accueillir. Nous avions fini par choisir celui de Shirotsume. Bon, à dire vrai, je parlais tellement souvent de ce lieu, qu’ils avaient décidé qu’on s’installerait là-bas. Asgeïrd et Béralde, les frères d’Astrid nous rejoindront d’ici quelques semaines.

Cet avant-poste avait pour but d’être un point relais entre toutes les compagnies théâtrales de passage à Shirotsume. Ce n’était pas pour me déplaire. Je gardais comme ça un point d’attache avec le monde du spectacle. J’avais là-bas un grand atelier pour continuer à faire mes automates. J’étais avec Linus, et ma famille, c’était le plus important à mes yeux.

Cet avant-poste disposait aussi d’un grand magasin où de nombreux accessoires et costumes étaient disponibles pour les spectacles, d’un atelier de réparation pour les caravanes, une écurie et une cours pour les chevaux et les caravanes qui en avaient besoin, de chambres à l’étage si c’était nécessaire. Nous avions une partie réservée juste pour nous, bien que Linus avait grand mal à me faire quitter notre caravane.

Oh, ne vous inquiétez pas, cette dernière était encore tout à fait opérationnelle. Et elle nous permettait de faire les voyages entres les différentes villes des alentours pour que nous puissions récupérer les matériaux nécessaires pour les troupes. Bien sûr, le tout était encore très impersonnel, mais je comptais bien décorer tout cela. Je vous avoue qu’on n’était pas souvent d’accord avec Astrid en matière de décorations, mais on finira bien par trouver notre bonheur pour que tout le monde s’y retrouve.

A dire vrai, cette ville m’intéressait grandement aussi parce que c’était là que la guilde d’Angel Sword trônait. Je comptais bien faire mes entrées dans cette guilde. Quand à mes motivations ? Oh, vous n’aurez pas à les connaître, sauf si vous faites bien entendu parti de cette guilde. J’espérais tout de même pouvoir m’arranger avec le maitre de guilde. Je ne comptais pas abandonner mon métier de comédien pour autant, mais j’aimerais beaucoup mettre mes talents de mage au service de la population. Même si je ne suis pas encore très fort, je suis sûr que je pourrais bien me rendre utile. Grand-Père disait toujours qu’à plusieurs ont est toujours plus fort.

Voilà où s’arrête mon histoire, car la suite n’est pas encore écrite. Je suis fort triste de ne pas avoir pu tout vous raconter ici. Mais ce n’est que partie remise ! Au plaisir de vous croiser dans les rues de Shirotsume… ou ailleurs !





   
Pouvoir

   

     


   
Description et Avantage :
Ces illusions magiques permettent au lanceur de montrer une réalité différente de la réalité elle-même.
Selon le niveau du lanceur, ces illusions seront plus ou moins puissantes.
Elles peuvent être sonores ou visuelles.
Les illusions magiques d'Alouarn se définissent par l'apprentissage qu'il a eu par son grand-père au sein même de la troupe.
Les règles d'utilisation de ce pouvoir sont décrites dans le manuel que chaque maitre lègue à son élève lorsque celui-ci est en âge d'apprendre tout seul. Ce manuel contient toutes les bases nécessaires pour bien utiliser ce pouvoir.
L'avantage d'avoir de bonnes bases est que le mage est difficilement déstabilisable par son environnement, et cela, quelque soit le niveau de la technique, bien que de nombreux éléments peuvent contrer ce pouvoir d'illusion.

   Faiblesses et inconvénients (sous hide) :


   Autres (les petits détails particuliers) : J'ai reçu une formation de mage qui utilise plus sa magie pour faire des spectacles que pour des missions. De ce fait, je connais théoriquement les techniques contre d'autres mages, mais je ne les ai jamais mises en pratique durant un combat réel contre d'autres mages.

   Evolution (au début, vous ne pourrez pas utiliser votre magie à son maximum, pensez donc à comment elle pourrait s'améliorer) :
Plus le rang augmente, plus le rayon d'action, le nombre de personnes victimes de mon illusion et la taille de mes illusions augmentent.
   



     
     
Toi

   

     
Pseudo : Alouarn, Conan, Bwabwa, Crabeurk, Smackstartines et bien d'autres ! ;) Mais cela sont certainement les plus fréquemment utilisés ! **
   
Comment avez vous connu le forum ? : Par le fondateur ! **
   
Age : 26 ans, et encore toutes mes dents ! ;)
   
Vos impressions : Je les donne au fur et à mesure au fondateur, mais, dans l'ensemble, le forum est vraiment sympathique, et la communauté a l'air active et accueillante. ;) C'est cool ! **
   
As-tu lu le règlement? :
Ténèbres et lumières sont indissociables l'une de l'autre.  
   



     
   


Dernière édition par Alouarn Grimgorson le Sam 9 Déc - 23:13, édité 17 fois
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Lamire W. Edel
MessageSujet: Re: Alouarn Grimgorson [fiche terminée]   Ven 24 Nov - 14:13

Bienvenue ~~~

Un futur chérubin c'est trop cooool Shipe

Bon courage pour ta fiche et si hibari est trop méchant avec toi hésite pas à me le dire

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MessageSujet: Re: Alouarn Grimgorson [fiche terminée]   Ven 24 Nov - 16:32

Bienvenue sur le forum, Hibari est toujours gentil éwé

Bon courage pour la suite

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Alouarn Grimgorson
MessageSujet: Re: Alouarn Grimgorson [fiche terminée]   Jeu 7 Déc - 19:18

Merci beaucoup à vous pour cet accueil ! **

Ma fiche avance doucement et surement. ;)

Ajout du physique. Very Happy

EDIT du jeudi 07 décembre 2017 : Voilà ! **
Je crois que j'ai enfin terminé ma fiche ! ;)
Je vous la livre en pâture !
N'hésitez surtout pas à me dire si je dois modifier des trucs, parce que j'ai beaucoup coupé, notamment dans l'histoire.
Et l'explication du pouvoir n'est pas méga clair ! ^^'
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Hibari Kudo
MessageSujet: Re: Alouarn Grimgorson [fiche terminée]   Sam 9 Déc - 15:31

Hello, je viens analysé ta fiche ^^

Pour le staff le physique, le mental et l'histoire tout est bien ^^

Magie :


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Spoiler:
 
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Alouarn Grimgorson
MessageSujet: Re: Alouarn Grimgorson [fiche terminée]   Sam 9 Déc - 19:30

Bonjour, bonjour ! ;)

Merci beaucoup pour le temps que tu as passé sur ma fiche avec le staff.

Je réponds donc à ce que tu m'as demandé de changer.

Premier point : les essences et le grimoire.
Du coup, j'ai viré les essences, et du coup, je passe sur une illusion magique euh... disons traditionnelle ? ;)
Pour le grimoire, est ce que je peux quand même dire que c'est son grand-père qui lui a donné quand il a fini sa formation ?

Deuxième point : les dégâts physiques.
En fait, je ne comprends pas comment des illusions peuvent faire des dégâts physiques, même indirects ! ^^'
J'ai rajouté que je ne pouvais faire qu'une seule personne à la fois.

Troisième point : les attaques déstabilisantes.
Je n'ai pas été très clair, je m'en excuse.
En fait, ce que je voulais dire c'est que, bien sûr, il connait des illusions qui déstabilisent l'adversaire, mais disons qu'il ne les a jamais utilisé en situation réelle de mission en tant que mage.
Du coup, il va falloir qu'il réajuste un peu ses compétences dans ce domaine là.
Je ne sais pas si je suis plus clair. xDDDD
N'hésite pas à me dire, j'essayerais de réexpliquer autrement. ;)

Quatrième point : évolution de la magie.
Je suis désolé, mais je n'ai pas compris pourquoi l'évolution de la magie ne portait que sur le périmètre d'action de la magie.
Quand le mage augmente de niveau, il augmente donc la puissance de ses sorts (création d'illusions de plus en plus grosses par exemple), le périmètre d'action (je suis d'accord), mais aussi le nombre de personne qu'il peut toucher. J'en conviens que ce nombre n'augmentera pas d'ici le rang B ou A, j'en conviens.
Du coup, j'veux bien un peu plus d'explications s'il te plait ! ;)
Parce que je crois que je ne suis absolument pas sur la bonne longueur d'onde ! ;)

Au plaisir de te recroiser ! ;)
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Gaël Torata
MessageSujet: Re: Alouarn Grimgorson [fiche terminée]   Sam 9 Déc - 22:24

Je viens répondre à tes questions ^^

Citation :
Premier point : les essences et le grimoire.
Du coup, j'ai viré les essences, et du coup, je passe sur une illusion magique euh... disons traditionnelle ? ;)
Pour le grimoire, est ce que je peux quand même dire que c'est son grand-père qui lui a donné quand il a fini sa formation ?

J'ai relu et la description est bien sans les essences, hé oui ton grand père peut te donner un livre pour t'aider à améliorer ta magie.

Citation :
Deuxième point : les dégâts physiques.
En fait, je ne comprends pas comment des illusions peuvent faire des dégâts physiques, même indirects ! ^^'
J'ai rajouté que je ne pouvais faire qu'une seule personne à la fois.

Quand je parle de dégât intérieur, c'est que la personne peut avoir peur et il peut taper un mur donc, il se ferra mal. Ou il peut tomber au sol et se cogner.

Citation :
Troisième point : les attaques déstabilisantes.
Je n'ai pas été très clair, je m'en excuse.
En fait, ce que je voulais dire c'est que, bien sûr, il connait des illusions qui déstabilisent l'adversaire, mais disons qu'il ne les a jamais utilisé en situation réelle de mission en tant que mage.
Du coup, il va falloir qu'il réajuste un peu ses compétences dans ce domaine là.
Je ne sais pas si je suis plus clair. xDDDD
N'hésite pas à me dire, j'essayerais de réexpliquer autrement. ;)

Je comprend mieux, c'est toujours bien d'indiquer le fais que tu peux aussi l'utilisé pendant un combat.

Citation :
Quatrième point : évolution de la magie.
Je suis désolé, mais je n'ai pas compris pourquoi l'évolution de la magie ne portait que sur le périmètre d'action de la magie.
Quand le mage augmente de niveau, il augmente donc la puissance de ses sorts (création d'illusions de plus en plus grosses par exemple), le périmètre d'action (je suis d'accord), mais aussi le nombre de personne qu'il peut toucher. J'en conviens que ce nombre n'augmentera pas d'ici le rang B ou A, j'en conviens.
Du coup, j'veux bien un peu plus d'explications s'il te plait ! ;)
Parce que je crois que je ne suis absolument pas sur la bonne longueur d'onde ! ;)

Bah il n'y a pas de limite de technique, je disais simplement que ta magie aura un rayon plus gros pour tes illusion et tu peux mettre qu'on devenant plus fort tu pourra l'utiliser sur plusieurs personnes. Tes illusion sera plus impressionnante aussi, mais après c'est à toi de choisir comment ça va évoluer ^^

Si tu as d'autre question n’hésite pas ^^
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Alouarn Grimgorson
MessageSujet: Re: Alouarn Grimgorson [fiche terminée]   Sam 9 Déc - 23:04

Après t'avoir bien embêté en PV, voilà ce que j'ai changé. ;)

Premier point : le grimoire.
Je n'ai rien changé, mais c'est cool ! Je le mettrais dans ma besace ! ;)

Deuxième point : les dégâts physiques.
J'ai rajouté quelques mots dans les faiblesses.

Troisième point : les attaques déstabilisantes.
J'ai rajouté quelques mots dans "Autres".

Quatrième point : évolution de la magie.
Euh... Je ne suis pas sûr que ça soit bon.
Mais c'est ce que j'ai compris quand je suis venu t'embêter avec mes questions. ;)

Merci beaucoup pour ton aide et ta patience ! ;)
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Gaël Torata
MessageSujet: Re: Alouarn Grimgorson [fiche terminée]   Sam 9 Déc - 23:38

Hello je viens validé ta fiche ^^

Qualité
Orthographe 19/20
Syntaxe 9/10
Conjugaison 19/20
Cohérence
Compréhension possible 7/10
Suite des Evénements 8/10
Lisibilité
Fluide 7/10
Style 7/10
Originalité
Intéressante 1/2.5
Inattendu/Surprenant 1/2.5
Longueur 5/5
Total 83/100

Je trouve que la fiche est très intéressant, j'ai bien rigolé pendant des moments. Après je trouve dommage de ne pas avoir certain détail, mais ça sera bien de le découvrir inrp ^^ Après c'est dommage qu'on a des informations qui nous donne des renseignements sur l'histoire de ton personnage.

Niveau 8/10

Donc tu es validé rang E niveau 8, tu sera indépendante qui veut rentrer à Angel Sword. Comme tu le sais au rang D tu peux rp avec un pnj pour rentré dans le groupe des cherubs.
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Darkness
MessageSujet: Re: Alouarn Grimgorson [fiche terminée]   Sam 9 Déc - 23:43


Validation du staff~~



N'oublie pas de recenser ton avatar : ici
Ta magie : ici
Ton Bijarme : ici

Après faite ta fiche technique : ici
Et n'oublie pas d’ouvrir un sujet de notation : ici
Voili voulou.

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