Fairy Tail The New Darkness


 
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 Les chroniques du passés. [ Solo]

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Kyria Sasura
MessageSujet: Les chroniques du passés. [ Solo]   Jeu 1 Déc - 20:21








846
Malba
Une fugue sans retour.


Malba, le combat, le sang. Je ne pouvais que tenir fermement mon épée Espaza en hurlant de rage. Je me souvenais de la douleur, de l'odeur de l'acide qui brûlait ma chair. Je me souvenais de ce visage sans émotion qui me tournait le dos, cet amour qui venait de me trahir. Comment en étais-je arrivé là?

J'ouvrais les yeux pour la deuxième fois dans l’hôpital. Depuis combien de temps étais-je inconsciente? Trop longtemps, beaucoup de lit avait été vidé, je ne voyais plus mes amis de la guilde Golden Age. A cette époque j'y étais encore, je ne voyais pas comment cela pouvait-être autrement, mais savoir que je ne pouvais même pas contenter sur mon amour. Savoir que ce n'était pas un de mes amis qui étaient venus me sauver. Que devais-je faire?

Un regard vers une fenêtre, le cœur de la nuit, la lune laissait ses rayons filtrer jusqu'au pied de mon lit. Que c'était-il passé? Je me souvenais être tombée, avoir perdu connaissance et craché le contenu de mon estomac sous la douleur et l'épuisement. Après? rien, j'aurai du mourir dans ce trou, mais des échos de combat me revenaient à l'esprit. Ce n'était pas quelqu'un de ma guilde qui m'était venu à l'aide, mais une personne extérieure que j'avais déjà aperçu. Angel Sword, c'était le seul symbole que je voyais encore dans mes rêves. Des rêves lointains et douloureux.

D'un geste, je repoussais la couverture, mon corps me faisait mal, surtout les brûlures. L'acide avait été redoutable, transpercer mon amure et ronger ma chair jusqu'à l'os. La douleur fut telle quand je posais mon pied au sol qu'un cri de douleur m'échappa. Pas fort, mais assez pour que je perde toute fierté. Celui qui m'avait fait ça, allait le payer cher, seul son sang calmerait ma haine ! Et à cette idée une peur me glaça le sang, je devais partir. Yuki ne me laisserait jamais me venger, cette master ne pouvait pas m'aider. Golden Age… ne représentait plus mes objectifs.

Je serrais les points avant de regarder les bandages sur mes bras, tâché de sang frais parce que j'avais bougé. J'étais condamnée à poursuivre mon chemin seule. Seule ? Non, je savais qui avait besoin de moi, mais je devais être forte, bien plus forte pour ça. Briser ces chaînes qui m'empêchaient d'user pleinement de ma magie.

Un regard, je vis mon épée, dans son fourreau a côté de ma tête de lit, je la pris. Partir, je devais retourner dans mon minuscule appartement, prendre mes affaires et ne rien laisser. Sur cette décision, je me levais, mes jambes tremblaient, la douleur me donnait des vertige. Je devais le faire, je voulais le faire. Cette volonté et cette rage au ventre m'aidèrent, me poussèrent. Sur la table de nuit, mes affaires. Je posais mon épée sur le lit, retirais la blouse avant de passer mon pull. Le contact plus que le mouvement me fit grimacer. Je mettais ma jupe avant d'enfiler mes chaussures. Au diable mes bas, avec ces bandages je pouvais faire une croie dessus.

Dans un tiroir personnel, je trouvais mes bijarmes. Azi, mes ailes d'ange noir. Je passais le collier avant de soupirer, comme soulagée d'un poids. Au fond, ne pas l'avoir avec moi en était un, j'avais eu peur que quelqu'un me le prenne. Cette bijarme avait tant de valeur à mes yeux.

Équipée, je me sentais mieux, davantage moi-même, mais cette douleur qui se dégageait à chaque mouvement ne m'aidais pas. La porte me paru si loin, sortir allait être plus compliqué que prévu. Ce fut à cette instant qu'une idée me vient, j'avais des ailes avec moi. Pas besoin de prendre les escaliers et les portes.

Une main posée sur mon torse, je fermais les yeux avant de bouter vers la fenêtre. Le son des pas de quelqu'un venant vers ici me fit sursauter. J'accélérais l'allure avant de me battre un peu avec la sécurité de la fenêtre. Un petit coup d'épaule qui manqua de me faire crier de douleur et la vitre bascula. Je poussais doucement avant de monter du mieux que je pouvais pour me retrouver à groupie sur le bord. L'air frais me fit fermer les yeux, je serrais les doigts sur le chambranle avant de pousser autant que je le pouvais avec mes jambes. Depuis le dernier étage, j'activais mon bijarme, mes ailes noires apparurent. Je fus aussitôt porté par le vent et décollais.

Une pensée s'arrêta pour cette guilde qui m'avait tout offert. Pourtant, je ne pouvais plus faire marcher arrière, je ne le pouvais pas. Pour l'amour de la vengeance, je montais dans le ciel. Si j'avais dormi longtemps, j'ignorais combien de temps, mais assez pour que ma magie soit forte. Assez pour que ma chair ne me fasse pas hurler à chaque geste.

Le ciel dégagé me dévoilait la ville, presque entièrement réparée. Je pouvais sentir l'odeur du feu, de la nourriture et de la vie. De l'autre côté, la forêt de Mikage. Aller vers la vie, m'enfoncer dans la forêt et me battre seule chaque instant. Le choix ne fut pas difficile, et cela malgré la raison.

D'un battement d'ailes, je plongeais vers les arbres, trop vite que pour contrôler ma descente. Je me retrouvais prise dans les branches, le visage griffés comme le reste du corps. D'un mouvement rageur je sortais mon épée pour me dégager, le sol m’accueillit avec violence. Je toussais un peu avant de me redresser en poussant sur mes bras, l'obscurité ne m'effrayait pas, seul l'horreur de cette grotte. Le silence dura alors que je me remettais debout.

Mon appartement ? Tempi, il n'y avait rien d'y remplaçable. Ma mère se douterait, elle seule avait le droit de s’inquiéter pour moi, après tout je n'avais qu'elle. Les autres… je n'avais vu aucune fleure, rien autour de mon lit pouvant me faire penser à eux à mon réveille. A quoi bon s'attarder de toute façon, je leur faisais dos à tous.  Mon passé restera mon passé.

Déterminée, je marchais alors de mes premiers pas vers la noirceur de la forêt, ainsi que celle de mon coeur. La colère me guidais plus que la raison, c'était quelqu'un d'autre qui avait ouvert les yeux dans ce lit. Une autre Kyria.

Une Kyria Sinful!







846
Forêt Mikage
Jamais laisser place à la solitude.


J'ignorais tout sur ce qui prenais contrôle de mon corps. C'était un mélange de colère, de chagrin et de désespoir. Des pêchés que je connaissais trop bien mais que m'envahissait. Comme si plus rien ne pouvais les arrêter, je perdais pied, je perdais tout sens sur la réalité. Mon monde s'était écroulé dans cette caverne, ma dernière chance de voir la lumière effacée avec ma fuite. A quoi venais-je de m'offrir, quel destin atroce venait de se graver dans la pierre ? J'ignorais tout sur ce que je devenais.

Mon armure brûlais ma chair en hurlant son besoin de prendre forme, de prendre racine. D'être présent plus que je ne pouvais accepter. Et quand un arbre se dresa sur mon passage, mon poing le frappa. Une fois, puis encore, malgré ma chair qui me faisait mal. Malgré mes os qui se fendaient sous les coups, je frappais encore et encore. Jusqu'à ce que l'écorce se marque, jusqu'à ce que mon sang coule et les larmes avec.

Puis la rage prit le dessus, telle un masque elle remplaça tout, ne laissant place à rien. Impulsive, forte et déterminée, je me mettais à frapper pour briser cet obstacle. Je défonçait ce mur naturel face à moi, pour la simple raison que le contourner était impossible. Je ne pouvais plus changer de direction, changer de chemin et faire marche arrière. C'était impossible et je ne voulais pas ! Je voulais passer à autre chose, avancer et forger mon corps, prouver ma valeur et détruire mes ennemis.

Un coup suivit un autre, le jour se leva rapidement alors que je finissais par vaincre cet adversaire. Le souffle haletant, le sang sur les mains, les plaies rouvertes. Un hurlement de rage, de colère et de frustration. J'explosais, laissant ces émotions que je ne contrôlais pas prendre le dessus. Je n'étais plus qu'une poupée dirigée par un instinct primitif, celui du sang.

Le temps se figea pour moi, animal et hors de contrôle, je ne m’enfonçais que plus dans la forêt m'éloignant de la civilisation et de la raison. Tout ce qui s'approchait s'exposait au danger de se faire tuer et chaque victime devenait un repas. La raison effacée par cette résignation de l’existence. Si personne n'entendis parlé de moi, ce fut parce que cette période ne dura pas, parce que ms victimes ne furent qu'animal. Et quand la raison me revient, je compris la chance que ce fut pour moi d'avoir été sauvée.

Le ciel était noir, noir d'orage ce jour là. Je dormais dans une grotte, j'ignorais où j'étais, cela n'avait pas d'importance à mais yeux. Rien n'en avais à part le besoin de voir le sang, de manger la chair. Pourtant, quelqu'un approcha, quelqu'un vient vers moi. Qui m'avait trouvé ? Sûrement une personne qui venait d'un village, quelqu'un qui ne savait pas face à quoi il s'exposait.

Pourtant, alors qu'un murmure de peur vient me réveiller, caressant ma peau, la personne ne fit pas demi-tour. Cette peur s'effaça alors que je me redressais. La peau sale, les cheveux mêlé, la terre et le sang collé et séché à mes habits et ma peau. J'avais tout d'un mauvais cauchemar, pourtant l’homme ne fit pas demi tour. Il me regarda silencieusement alors que je m'approchais d'un pas lourd de menace.

Mon épée levée, je frappais, avec cette force brute que seul mon armure me donnait. Le coup toucha le sol, pas la personne qui était là un instant plutôt. Je pivotais, frappant vers lui, lui qui changeait de place comme l'éclaire. Incapable de comprendre, je poursuivit cette ombre qui ne cessait de bouger. De m'échapper. Plus il évitait, plus je mettais de force et de colère. L'épuisement prit rapidement le dessus, mes blessures étaient infecté et la déshydratation avancée.

Je tenais à peine debout quand il me donna un seul coup. Fort et net à la nuque, la précision eu alors raison de moi. Il m'attrapa par la taille, ne me laissant pas tomber au sol alors que la pluie commençait à tomber avec de fortes vagues de vent.

Quand j'ouvris les yeux j'étais dans une cage. LE son du vent, les éclaires et l'eau frappant le toit. J'ignorais ou j'étais, le bois primait dans le décor, c'était une belle maison en cabane. L'homme me regarda, il était grand, bien plus grand que moi. Ces yeux sévèrement me jugeait, je ne l'avais jamais vu et il ne m'avait jamais vu avant quelque jours.

D'un œil étrange, j’observais ce géant aux cheveux rouges comme le sang. Il avait tout d'un grand combattant, pourtant j'allais apprendre qu'il était bûcheron, mais je ne voyais en lui qu'un ennemis, un adversaire.

-Tu as un sérieux problème petite.

Sa grosse voix grave me fit serrer les dents. Il m'avait mise en cage et sans savoir pourquoi je me sentais mal, furieuse et hors de moi. Il me donna de quoi manger, mais je refusais me^me de toucher au pain qu'il me tendait, je ne voulais qu'une chose, me libérer. Je me mis a frapper les barreaux.

Durant des jours je cognais, encore et encore, jusqu'à ce que la douleur et la fatigue me face tomber de sommeil. Pendant que je dormais, il vient s'occuper de mes blessures, faisant tout son possible pour que la cicatrisation se face correctement, mais dé mon réveille je me remettais à hurler, tel un animal en cage. Ce comportement ne semblait pas déranger le géant qui prit le temps de discuter sans attendre de réponse.

Il parla, encore et encore, me racontant comment il était arrivé là, à devenir bûcheron pour gagner de quoi manger. Son passé aussi lourd soit-il devenait amusant quand il parlait de ses anecdotes. Pourtant je ne riais pas, ne souriais pas, grondant seulement en tournant dans cette cage. Il N'arrêtait de parler que pour dormir ou aller couper du bois.

Le matin il posait de quoi manger et boire, mais a chaque fois je ne touchais à rien. A vue d’œil je perdis du poids, il fini par avoir mal au cœur en voyant agir ainsi. Aussi il continua de discuter, même alors que la fatigue prenait le pas sur lui. Dé qu'il partait je ressentais la solitude, comme si sa présence avait quelque chose de rassurant.

Un soir, alors que la neige couvrait tout, il ne revient pas. Je ne parvenais pas a rester, attendre sans rien faire. Je devais sortir de là, je devais le trouver. Plus que tout, j'avais besoin de lui sans doute autant qu'il avait besoin de moi. Et d'une force qui m'était inconnue, je brisais les barreaux qui me retenaient. La porte fut un jeu d'enfant, le froid me frappa. Et pour la première fois depuis près de six mois, je jurais avant de regarder autour de moi.

La neige gela mes pieds en trois minutes, je restais figé un instant, n'osant pas aller plus loin avant de jurer à nouveau, en cirant cette fois. Où était ce crétin ? Où avait-il peu aller ? Qu'avait-il dit ? Je ne m'en souvenais pas, si seulement je l'avais un peu plus écouté ! Je saurais par où aller, mais durant tout ce temps, c'était comme si je n'avais pas été vivante, comme si je n'étais rien de plus qu'une coquille vide.

Un autre cri me déchira la gorge, plus furieux, cette même rage qui reprenait le dessus alors que je me mettais à courir dans le froid. Où était-il ? Où ?! Je l'ignorais, mais je courais, regardant partout autour de moi alors que la neige se faisait plus fort.

Puis il apparut, manteau blanc, glacé et couvert de neige contre un arbre. J'approchais, le souffle brûlant avant de le secouer. Il était pas plus conscient que je ne l'avais été. Que faire ? Le laisser là et il mourrait. Je ne réfléchissais pas plus, bien décidée, je le tirais autant que je le pouvais vers la cabane. Il me fallut ce qui ressembla à des heures. Je poussais la porte du pied avant de le tirer sur le sol. Une fois près du feu qui s'était éteint, je fermais la porte, retirais sa cape. Sa peau était glacée. Que faire ? Du feu, il fallait du feu, je ravivais les braises et mis de l'eau chauffer.

-Me laisse pas Franc.

Je le rapprochais le plus possible du feu, avant de prendre une couverture sèche pour la mettre sur lui. Cours de survie numéro un, je retirais mes habits en jurant. Les bandages me parurent nouveau, je ne me souvenais pas qu'il m'avait soigné. De vague souvenir, comme si j'avais été ailleurs tout ce temps. Que m'était-il arrivé ? Était-ce lui qui m'avait aidé ? Je n'en savais rien, tout était confus et vague, mon esprit était encore trop embrumé.

Un soupire, et je me collais contre sa peau froide. Il était glacé, je sentais son souffle froid comme le vent, mais c'était à peine croyable qu'il ne soit pas mort. Et puis merde ! Je frottait son torse avec mes bras, essayant de réchauffer sa peau dur comme je le pouvais. S'il venait à reprendre conscience ne un instant il serra sauvé.

Le sommeil eut bien vite raison de moi et mon réveille fut en sursaut. Deux bras sur-musclés me tenaient fermement contre un corps tiède. Je soupirais, soulagée qu'il soit en vie et que sa peau ne soit plus de glace. Sauf que quand je voulu me levé, je fus incapable de me dégager. Bien que ma première idée fut de frapper ce tas de muscle, je me ravisais, j'avais déjà assez agis en ordure avec lui. Mais quand je vis son sourire de dragueur, je ne peux que lui coller mon poing sur son nez et mon genou sur ses… il me lâcha aussi-tôt. Non mais !


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Kyria Sasura
MessageSujet: Re: Les chroniques du passés. [ Solo]   Ven 2 Déc - 22:00








846
Forêt Mikage
Nouveau départ!


Je me levais d'un bon en prenant la couverture. Laissant ce pervers dans le froid et nu. Franchement j'aimais Nagisa et personne d'autre et cela me serra le cœur. Il m'avait abandonné et je ne savais pas pourquoi... je ne savais même pas si cet amour était à double sens ou juste un rêve. Cela me brisait le cœur.

Alors que Franc se relevait en parlant doucement, des paroles que je n'entendis pas à cause des larmes et des sanglots qui me firent tomber au sol. Il partit un instant avant de poser sur mes épaules un pull. Habit c'était quand même mieux, mais là j'étais perdu plus qu'avant. La colère avait effacé le chagrin, mais tôt ou tard il faut faire face à la réalité. Cette douloureuse réalité où je pleurais au sol d'une maison que je ne connaissais pas. Dans un lieu qui m'était aussi inconnu que la date que nous étions. Le bûcheron passa une seconde couverture sur moi avant de poser des vêtements près de moi. Il s'assit après avoir ravivé le feu et me laissa pleurer sur son épaule. Ce chagrin il le connaissait bien, car lui aussi il s'était sentit trahi et abandonné.

Sa main sur ma tête me rassura alors que mes sanglots déchirait mon cœur durant des heures. Cet être que j'avais aimé, existait-il seulement ? Était- il encore en vie ? Je ne savais pas si je devais espérer que se soit le cas ou simplement pleurer encore et encore. J'avais mal, c'était atroce comme douleur, je ne parvenais pas à penser à autre chose qu'à ce visage indifférent qui me tourna le dos. C'était comme si mon cœur allait exploser en mile morceau, déchirer par un simple regard. Comment avait-il osé me faire ça, mais laisser ainsi ? Pourquoi avait-il fallu que je l'aime autant ? J'étais idiote ! Stupide et pathétique, je ne parvenais pas à croire que j'avais peu autant aimer en si peu de temps !

Il me fallut des heures et des heures pour me calmer. Mes yeux me faisaient mal quand enfin les larmes cessèrent, mais mon cœur lui n'était pas près d'arrêter de me faire mal. Je frappais le sol du poing en criant, un mélange de frustration, de colère et surtout de chagrin.

Le bûcheron me laissa pour aller préparer de quoi manger. Je finis par prendre les habits, étrangement féminin, mais pas d'hier.  A qui était-il ? Le vague souvenir d'avoir entendu parlé d'une femme et je compris, c'était ceux de sa défunte épouse. Je ne pouvais pas les porter, ce n'était pas raisonnable… surtout pas après les larmes que je venais de verser.

Doucement, je les pliais proprement avant de remettre mes vêtements sales. Je posais alors les habits sur la table du salon avant de m'asseoir près du feu en reniflant. Je n'étais pas la seule à avoir si mal, à savoir ce que c'était d'être seule. Sauf que moi j'avais une magie incontrôlable qui profitait de ces émotions. Lui, il s'était isolé pour ne plus voir le monde. Je l'enviais, terriblement…

Franc revient, il me donna un bol de soupe en souriant. Définitivement ce mec était flippant, mais gentil. Il posa une main sur ma tête pour ébouriffer mes cheveux, ce qui me fit un peu rire. C'était décidé pas question de m'isoler dans la douleur, plus question de pleurer.

Le lendemain je partais avec lui couper du bois. Et cela malgré le froid mordant. Une hache en main il m'apprit comment frapper pour avoir le plus de force. Et durant près de trois mois, j'oubliais ma douleur et ma colère. Je n'utilisa pas ma magie et passa simplement du temps avec cet homme qui passait son temps à rire et vivre.

Puis un jour une lettre arriva. Imprévisible et douloureuse, c'était une lettre qui s'était perdue. Un message retrouvé qui ne pouvait pas être lu après autant de temps et pourtant…. C'était un message d'Alice, la défunte épouse de Franc. Et cette lettre, c'était moi qui la reçu en main parce que le bûcheron était partit chercher des provisions. Que devais-je faire ? La brûler aurait été une solution égoïste et rapide, mais pouvais-je rester avec ce mensonge ? Je ne savais pas quoi faire, aussi ne fis-je rien à pars rester assise sur une chaise dans le salon.

Quand il revient, je leva vers lui la tête. Il me jeta un sac sur les genoux en riant. Comme si c'était une belle journée. Je posais le paquet au sol avant de marcher vers lui pour lui tendre la lettre. Son rire disparu, son regard se posa alors sur le morceau de papier. Et un lourd silence tomba. Il prit de ses grandes mains le message jaunis par le temps avant de s'approcher du feu. Le temps semblait s'être arrêté durant un long moment. Il ne savait pas s'il devait l'ouvrir ou la jeter au feu. Le laissant seul, je pris les courses pour aller ranger et préparer à manger. Je n'étais pas grande cuisinière, mais pour ce «  père » adoptif, je fis de mon mieux.

Un juron me parvient après une heure de silence. J’eus un sursaut avant de regarder par la porte. Il s'était assis et avait ouvert la lettre. Des larmes roulaient sur ses joues trop carrée, mon cœur se serra avant que je n'approche pour poser une main sur son épaule. Il me regarda vaguement avant de me tendre le papier. Là c'était gênant, mais au fond, ne savais-je déjà pas tout ?

Les quelques lignes me firent sourire, des mots doux avec une écriture délicate. Cette femme était-elle vraiment un redoutable mage ? J'avais du mal à le croire, mais j'étais certaine que c'était une femme aimante et exceptionnelle. J'aurai aimée la rencontrer, car je savais qu'elle aurait peu être une amie formidable.

A la dernier ligne mon cœur se serra, ce n'était pas des promesses d'amour ou un adieu, mais un espoir d'un renouveau. Je posais la lettre sur la table avant de m'agenouiller devant ce grand homme qui me paru minuscule. Il me regarda avant de pousser la chaise pour me prendre dans ses bras. Et ce fut son tour de pleurer. Oké, il était pas si minuscule ! J'avais l'air d'une croquette là ! Mais c'était juste de quelqu'un près de lui dont il avait besoin et je voulais bien être cette personne.

Le lendemain il prépara un gros sac avec presque tout dedans. Autant dire que sa décision de retourner au monde civilisé me coupa net.

A quoi pensait-il ?







846
Forêt Mikage
Que ma volonté soit faite!

Il ne disait rien, ce Franc était devenu un mur de silence et de sérieux. D'habitude il riait, racontait des plaisanteries pas toujours drôle, mais là… Impossible de savoir à quoi il pensait, d'autant que ça me faisait un peu peur. En fait, j'étais carrément flippé à l'idée de retourner en ville, si bien que je ne voulais même pas faire mon sac. C'était pourtant qu'une chambre que j'avais squatté pendant quelques mois, il n'y avait pas vraiment d'affaires importants, mais le problème était surtout ça. Je fixais mon épée, je savais quand quittant cet endroit je n'aurai d'autre choix que de m'en servir à nouveau. Je n'en avais pas envie et trop peur aussi.  Devais-je reprendre ma vie d'autre fois ? Je n'étais pas certaine que cela soit une bonne idée et puis merde ! Si je devais me battre, autant que je sois prête ?

D'un pas décidé je retrouvais mon ami. Mon Espaza en main, je la posais sur la table du salon avant de le regarder droit dans les yeux. Il avait cet air surpris et fier.

-Je peux pas replonger. Me retrouver dans le même état que quand tu m'as trouvé. J'ai besoin d'apprendre à contrôler ma magie et pas me laisser envahir.
- Alors tu la contrôleras déjà mieux avec cette mentalité. Soit fière de toi, t'es forte gamine. Tu as bien réussi à sortir la tête de l'eau quand j'avais besoin de ton aide.

Sur le coup, il ne m'aidait pas du tout. Je baissais les yeux en regardant mon épée avant de la prendre et de sortir. Le sol était encore humide de la pluie qui s'était abattue. Je ne m'arrêtais pas pour autant, pied nue j'avançais entre les arbres coupés. Je l'entendis me suivre, mais je ne m'arrêtais qu'une fois à distance de la maison avant de pivoter vers lui. Aller un peu de courage ma grande.

J'inspirais profondément avant de dégainer, jetant le fourreau loin de moi. Ma magie crépita, gronda en moi, poussant pour sortir, sachant que l'heure était venue. Je ne bougeais pas, fermant les yeux alors que mon arme était tenue avec fermeté entre mes mains. L'air me paru glacée,  trop pour la saison. Elle devient plus lourde, pesante sur mes épaules.

La noirceur en moi gronda silencieusement un long moment avant de rugir, tel un animal féroce qui venait d'ouvrir les yeux dans une cage. La vague qui percuta ma peau me fit tomber à genoux. J'ouvris les yeux avant de serrer les dents pour me relever. J'étais plus forte que ça ! J'étais une guerrière ! Mon sang avait coulé à mainte reprise et il coulera encore !

D'un mouvement de poignet, je lâchais une main pour faire tourner la lame. Le son tranchant dans l'air de l'acier fit écho à la magie qui la couvrit, la tordant avant de me recouvrir. Une armure glissa sur ma peau, sortant comme la sueur avant de prendre forme. Se moulant pour me permettre de bouger, se solidifiant pour me protéger. La lame se teinta de noir et rouge alors que les pièces de métal fondirent pour former une fine couche serrant sur ma peau. Je passais de la colère à l'avarice, forçant le changement en criant. Il y avait cette résistance, comme si tout en moi refusait de changer d'apparence.

D'un geste, je frappais ma lame contre un arbre, le tranchant coupa avant de s'arrêter et le choc fit vibrer mon bras. La vague sombre qui essayait de prendre place recula, laissant venir Greed complètement. Je retirais mon épée avant de la faire pivoter à nouveau, passant de l'avarice au désespoir. Les lourdes plaques d'armures changèrent de forme, hésitant un instant en virant un peu au noir avant de reprendre la teinte argentée. La robe bleu d'en dessous fut plus foncée que d'habitude, mais l'armure apparue au complète

J'expirais difficilement avant de passer à Sadness. Mes yeux devinrent mauves alors qu'un blanc neige couvris l'armure, une vague lumière se montra. Et l'armure apparue, sauf que je ne la sentais pas comme avant. Elle semblait plus dure, plus forte elle aussi. A quel point avais-je perdue la contrôle ? Je n'allais pas tarder à le savoir, car en voulant activer Despaire, mon armure se brisa.

En tombant au sol, je sentis la vague de colère revenir et m'envahir. Etais-je si faible ? Je hurlais en frappant le sol de mes points. C'était pas possible de perdre face à sa propre magie, pourtant je l'avais fais, au moins j'avais directement bloqué celle-ci. Mais je ne pouvais pas compter sur mon changement d'armure rapide. A quoi cela servait d'avoir un tako over ?

Il n'était pas question pour moi de retourner en ville, pas en étant incapable de contrôler ma magie. Et Franc le savait bien. Il s'approcha de moi pour poser une main sur mon épaule. Il n'avait pas besoin de me parler, je savais qu'il m'aiderait, même s'il n'avait pas à le faire.

Et l’entraînement commença avec mon changement d'armure. Chaque jours la même discipline jusqu'à parvenir à le faire sans buter. Sans ralentir ni sentir le moindre blocage. Autant dire que ce n'était pas gagner d'avance. Je n'avais aucune envie d'utiliser Anger, pas en ce moment. Au moins je savais qu'il m'était impossible d'attraper Franc. Sauf que c'était faut, complètement faut. J'étais déjà plus rapide que lui, plus forte aussi.

De Despaire à Anger, rester calme. Respirer, cela faisait deux semaines que je changeais encore et encore de forme. L’épreuve du feu dit-on, là c'était une sacrée épreuve pour moi. Re-vétire l'armure sans perdre pied, allais-je y arriver ? J'avais un léger doute… mais Franc voulait voir alors… allons-y !


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MessageSujet: Re: Les chroniques du passés. [ Solo]   Sam 3 Déc - 22:30








847
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Je veux devenir Master.

Je me concentrais sur mon armure première forme Despaire. Le bleu m'allait bien, il faisait ressortir mes yeux et la couleur de mes cheveux. Ce n'était pas la raison pour laquelle je l'avais sur moi, cette raison était plutôt simple. Je devais passer mes armures dans l'ordre, sous la surveillance de Franc. J'inspirais profondément en sachant que c'était une mauvaise idée. Il m'avait dit de rester positive, de ne pas perdre confiance. Facile à dire, je ne cessais jamais de perdre confiance, je n'en avais jamais vraiment eut en moi. Pourtant c'était sur le point de changer.

D'un mouvement de poignet, de bras et de corps, je fis tourner mon arme. Cette lame liée à moi à jamais. Le fer chanta en coupant l'air, une mélodie que je reconnaîtrais entre mille car c'était une partie de moi. L'acier pulsa sous ma peau, grondant en teintant d'un noir absolu mon armure. Je sentis les griffes du masque monter sur mon visage, s'arrêtant sur mes joues alors que mes yeux devenaient d'or. Des lignes rouges brillantes marquèrent telle des veines mon armure alors que mon Espaza devenait noire. Marquée par de formes circulaires aux nombres de trois, je sentaient la noirceur grandir en moi à mesure que la lame prenait la teinte sombre.

Mon sang me brûla, je hurlais en forçant cette vague dévastatrice à reculer. Elle ne devait pas prendre le contrôle de mon être. Je ne devais pas la laisser dépasser une certaine limite, mais cela fut rapidement difficile. Un masque couvrit mes yeux, cachant mon regard, m'aveuglant dans une obscurité effrayante qui laissa plus de place à cette noirceur. Je hurlais, en lâchant mon épée pour tomber au sol. Ma tête me faisait mal, comme si un hurlement incessant s'intensifiait à chaque second.

Le noir me prit, ce fut soudain et sans appel. Je savais que je n'étais pas prête, que je n'étais pas assez forte. Quand la vue me revient progressivement et que l'obscurité laissa place à la lumière du soir, je compris ce qu'il s'était passé. Cette chose en moi avait prit le dessus et le sang sur mes mains c'était celui de mon ami. Je me levais, criant après lui alors que l'armure laissait lace à mes habits. Mon coeur grondait de douleur, l'avais-je tué ? Je priais que non !

La neige rougie par des gouttes me guida vers un corps, pas humain pour mon plus grand soulagement. C'était un animal, mais d'autre tâche de sang, tellement de sang. Je secouais la tête, comme si le cauchemar allait juste s'effacer.

D'un pas rapide, je courais entre les bois, cherchant la source de tout ce rouge. Cherchant à retracer ce que j'avais fais. Des larmes coulèrent sur mon visage, laissant place au froid. L'air brûlait mes poumons alors que je regardais le sol avant de m'arrêter. Rien. Il n'y avait plus rien devant moi, comme si tout avait commencé là. Je levais le visage, cherchant entre les branches, cherchant à comprendre. Le monde pivota soudainement, je tombais dans la neige. Mon corps était si froid que je ne réalisais pas que le sommeil qui me prenait était mortel.

A mon réveille, les murs étaient en bois. Je me redressais rapidement, trop car une nausée atroce me prit. Le monde tourna, mes oreilles sifflèrent. Je retenais la nausée, soupirant doucement, soulagée d'être dans la maison de Franc. Il y avait du bruit, je pensais que c'était lui, mais ce fut tout autre. Je vis un homme, jeune au visage que je ne pouvais que reconnaître. Je vis des yeux rouges pâles, des cheveux blonds comme le blé. Non impossible ! Je reculais en cirant, le monde tourna à nouveau et quand je relevais le visage, je fus surprise de voir une jeune femme à la place de Nagisa. C'était une hallucination.

Un sourire doux glissa sur les traits de la femme qui posa le plateau avec du pain et une assiette avant de sortir. Je regardais un peu mieux le décor, je n'étais pas chez Franc.  Je hurlais son nom, le grand homme apparue dans l'encadrement de la porte et le soulagement me fit pleurer. Il rit amusé avant de venir vers moi pour me forcer à rester assise et manger. Ce mec. J'avais eu peur.

-Du calme Kyria. Il y a plus de peur que de mal, je vais bien, je n'ai rien. A par eu la trouille de ma vie. T'es un vrai monstre tu sais. C'est difficile à croire qu'un si petit bout de femme peu contenir tant de puissance !
- On est où ?
- Des amis à toi sont passés il y a deux trois jours. J'ai jugé bon de les laisser t’emmener et de les suivre.  
Je n'étais pas sur de comprendre plus. Je n'avais pas d'ami, il me semblait donc impossible que qui que se soi vienne me chercher. Et pourtant, il ne se trompait pas, ce n'était pas mes amis, plutôt des connaissances. Et je compris rapidement de qui il s'agissait quand un homme vient me voir. Akira Kiguna était un homme bavard et sympathique. Il ne manqua pas de me faire savoir qu'il était déçu que je sois de Golden Age et que je n'essayais pas vraiment de les rejoindre. Ce qui ne manqua pas de faire rire mon ami.

La journée passa sous les bavardages, je ne parlais pas beaucoup. Je n'avais pas grand-chose à dire, sauf que j'avais envie de les rejoindre, mais si c'était pour suivre un plan mal vu, cela ne me plairait pas. Aussi expliquais-je rapidement ce que je voulais, prendre la tête. Akira trouva ça très drôle, mais son rire ne dura pas. J'étais sérieuse, je voulais devenir master de Dead Sun. La raison principale étant la vengeance, je la gardais pour moi.

-Tu veux prendre la tête ? C'est osé, surtout pour un mage qui connaît mal ses limites et son pouvoirs. Franc m'a expliqué ce qu'il s'est passé. Kyria, ce n'est pas un jeu.

- Heureusement, je ne joue pas. Prenez Franc, il vous serra utile, mais moi… je veux pas être dirigée, suivre des ordres dans l'ombre. Ce n'est pas ainsi que les choses changeront, il faut le faire plus vite, frapper fort.

-Nous verrons ça quand tu seras remise. Repose toi, tu es la bienvenue ici.

Et nous n'en reparlons pas. Il ne vient plus me voir alors que je recevais la visite d'une personne ou deux dont j'ignorais tout. L'une d'elle me proposa d'essayer de faire disparaître mes cicatrices, pensant que mon blocage pouvait venir de celle-ci. J'avais du mal à y croire, mais cela valait le coup d'essayer.

Bien que les potions étaient répugnantes et les baumes tout aussi immonde, je sentis une différence. Je m'habituais à l'odeur, mais pas seulement, je pouvais aussi mieux bouger mes membres blesser. Et dé que je peux me lever, je voulais aiguiser mes sens. Mon épée attendra encore avant d'être brandille.






847
Vaya Island
Par le feu le métal est forgé.


Rien ne vaut l'obscurité et le calme pour se concentrer sur le moindre son. J'étais assise dans une aile éloignée des grottes, de sorte que personne ne vienne m'ennuyer. Cela ne comprenais pas Franc qui voulu absolument me surveiller. Je lui imposais donc de faire comme moi et d'écouter le vide, de chercher ce qui était invisible pour mieux entendre. Il me laissa seule à mon exercice. Le faire quelques heures ne servaient à rien, je devais m'y tenir le plus longtemps possible. Et ce fut donc avec l'aide d'un étrange casque que je mis sur mes oreilles, que j'appris à ne plus me fier à mes oreilles. Quelqu'un pouvait hurler, je n'entendais rien.

L'étape suivante fut de ne pas compter sur ma vue. Descendre un escalier sans voir, c'est un cauchemar. Je ratais toujours une marche pour finir sur les fesses, ce qui ne manquait pas de faire rire mon publique. Douteux de ce que je faisais.

La musculation ne dura pas longtemps, j'apprenais à me servir à nouveau de mon corps en me battant contre d'autre mage. Je n'étais pas des leurs, mais cela ne changeait rien pour eux. Ils devaient me mettre au sol et ils n'y arrivaient pas. Jusqu'à ce que même Franc décide d’entraîner tout le monde. Couper du bois ne payait pas de mine, mais cela forgeais le corps, musclant les épaules, les bras, les jambes, les abdominaux et le dos. C'était quelque chose à ne pas négliger.

Et ma première chute arriva. Le sol fut dur sous mon dos, j'eu le souffle coupé en fixant le plafond en pierre. Mon adversaire était jeune, il devait avoir mon age, si ce n'était moins. Son fin corps et son arrivée récente m'avait rendue trop confiante. Je devais devenir plus forte. Je me relevais, déterminée à lui rendre l'appareil. Son pied arriva vers mon visage, je n'avais pas le temps d'éviter, je bloquais du poing. Le choc me poussa sur le coté avant que je ne sourie. Sa magie le rendait plus fort et plus rapide, la mienne aussi. Et à cette simple pensée, la vague noire revient. Elle me figea et glissa sous ma peau, cherchant pour prendre forme, mais je n'avais pas mon Espaza près de moi. Étais- je sauf pour un moment? Je ne le pensais pas, je devais refouler cette vague.

Le coup suivant m'envoya au sol, ce qui fit applaudir quelques unes des personnes qui regardaient. Je me relevais une nouvelle fois, mes yeux étaient doré, je le sentais, je la sentais. A chaque mouvement elle prenait plus de place et il fallut que cet idiot crie sa joie de me voir au sol. Cela fit exploser ma colère. Je fus sur lui en un instant, il me regard avec surprise avant de voir mon poing s’écraser sur son visage. J'avais envie de le tailler en pièce, de ne faire que des petites morceaux de lui.

Chaque coups fut plsu violent que le précédent, jusqu'à ce qu'un lourd silence prenne place en moi. Personne ne disait mot alors que la respiration sifflante du jeune homme sous moi se faisait à peine entendre. Même Franc me regardait sans bouger, le visage gravé d'un air sombre. Qu'avais-je fais ? Cette même question brillait dans ses yeux, tout comme moi il avait cru que je ne déraperais pas sans mon arme. Que cela n'arriverait pas.

Je me levais, mon corps était lourd, j'étais épuisée, je le sentais. Doucement, je reculais, laissant place à la foule vers ma victime déformée à jamais par mes coups. Qu'avais-je fais ? La question se répétait encore et encore dans ma tête, je ne pensais à rien d'autre que cela. Mon erreur avait été fatale et je le lue sur le visage d'Akira. Les bras croisés, il eut un profond soupire avant d'aller près du blessé.

Mon coeur me faisait mal, je reculais encore et encore avant de marcher d'un pas de plus en plus lourd vers la sortie. Je devais partir, prendre l'air, me changer les idées. Laisser tout à chacun comprendre ce qu'il venait de se passer. Pourtant, rien d'autre ne venait à mon regard que l'image du visage en sang, mes points écrasants encore et encore. J'étais un monstre !

Une main se posa sur mon épaule, m'empêchant de faire encore un pas. Je levais le visage pour voir Franc. A chaque fois il était là, il me prit dans ses bras avant de me jeter sur son épaule tel un vulgaire sac à patates. Je me débattis alors qu'il me tenait fermement, m'empêchant de bouger. Que faisait-il ?

Il me posa au sol dans la salle où j'avais commit mon crime. Plus d'un me regarda de travers, alors que je m’asseyais au sol. Le grand tas de muscle frappa dans ses mains pour attirer l'attention. Ce qui fut rapide, car le silence était encore lourd, trop pour moi.


- Savez-vous se que signifie les péchés capitaux ?  C'est son Take Over. Désespoir, Colère, Tristesse, Avarice, Paresse, Orgueil et Gourmandise. Sept péchés gravés en elle par sa magie et aujourd'hui, après avoir perdu le contrôle de la colère. Après avoir été manipulé par un sentiment brutale pendant des mois, elle s'est arrêtée. Elle n'a pas tué cet homme alors que tout l'y poussait. Et je sais que cela n'arrivera plus. Qu'elle ne perdra plus le contrôle sur cette colère qui pourrait tous nous rendre fou si elle la laissait sortir.

Et là je ceux, ce jour là où j'avais totalement perdu la raison, il avait goûté à cette colère. Je le dévisageais-je en réalisant qu'il avait subit ce que je n’espérais pas, mais sur son visage je ne vis aucune colère. Il me regard et me sourit, il ne m'en voulait pas. Il m'avait trouvé devenue folle, il m'avait aidé à retrouvé la raison. Il savait qui j'étais, ce que j'avais vécue. Et moi je me croyais seule ?

Une femme s'approcha de moi pour poser une main sur mon épaule. Son regard sévère et sombre, je pouvais sentir sa colère. Elle se dégageait de partout d'elle et quand sa main toucha mon visage, je ne l'évitais pas. Je méritais la gifle qu'elle venait de me donner, mais pas le câlin qui s'en suivit. Elle avait mal pour moi, furieuse que je supporte ça seule.

-Tu n'es pas seule.

De simple mot qui me firent pleurer. Je n'étais pas seule, je le comprenais seulement enfin. C'était dure à croire que jusque là, j'étais uniquement persuadée du contraire. Que même Franc restait avec moi pour ne pas être seul de son coté, mais je me trompais sur tout. Comme quoi, d'une erreur peut découler une multitude de solution.


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Kyria Sasura
MessageSujet: Re: Les chroniques du passés. [ Solo]   Lun 5 Déc - 15:51








847
Vaya Island
L'or des larmes.


Les choses auraient due se simplifier, ma vie semblait être plus claire. Je n'étais plus seule, mais rien n'est simple et rien n'est juste.

Quelques jours passèrent et je reprit vite l'entraînement avec les autres, chaque soir j'allais voir ce jeune homme que j'avais blessé. Il lui faudrait des mois pour manger de la viande correctement et il gardera à jamais une cicatrice sur le visage. Je l'avais battu à mort, c'était une honte, un cauchemar pour moi et tant qu'il dormait il ne pouvait refuser ma présence. A son réveil il hurla en me voyant endormie sur une chaise près de son lit. Sa réaction était normale, mais je ne pouvais qu'avoir mal. Il ignorait qu'il dormait depuis près de cinq jours.

Rapidement une femme arriva pour le calmer. Elle lui parla d'une voix douce et chaleureuse alors que je sortais de la pièce. Il aurait besoin de temps et il m'en voudra sûrement à jamais. Beaucoup se méfiait de moi, mais jamais personne n'avait hurlé en me voyant. Je devais vraiment faire quelque chose pour que cela n'arrive plus jamais. Pour qu'aucun allié ou ami n'ait peur de moi. Les choses n'étaient pas si simple, m'entraîner avec les autres ne m'aidait pas, je devenais plus forte certes, mais… je ne contrôlais pas plus ma magie.

Il n'était pas question que je reste entourée d'autant de monde alors que je représentais une telle menace. Aussi fis-je une chose très stupide ; mon sac. Je ne comptais pas rester les bras croisé, je savais qu'il y avait un camp d’entraînement sur l'île, mais ce n'était pas non plus le bon endroit. Je préférais simplement aller là où il n'y avait personne. Et le désert me semblait être le meilleur endroit. Mon corps sera mis à rude épreuve et si je devais mourir, autant que se soit loin de tous.

Sac sur le dos je pris le chemin de la sortie la nuit tombée, ce qui semblait une bonne idée, sauf que l'entrée de la grotte dans la forêt était surveillée. Je devais pas m'attendre à une sortie avec un feu de camp où tout le monde dormait bourré, mais j'avais eu bonne espoir que je pourrais partir en douce sans soucis. C'était raté, j'allais sûrement devoir assommer les deux hommes pour passer. Ce qui ne me plaisait pas du tout. Akira m'avait dit que je pouvais partir quand bon me semblait, mais je savais que Franc me retiendrait. Merde  et double Merde.

J'attendis que les heures passent en essayant de ne pas piquer du nez. Le silence avait cet effet soporifique dangereux qui rendait tout très difficile, aussi posais-je mon sac avant de remarquer que l'un des hommes dormaient debout. Sérieusement, il avait autant de mal que moi, je devais profiter de ma chance. Alors que le second alla faire quelque pas pour ne pas s'endormir, je passais rapidement à coté du dormeur.

Arrivée derrière un arbre, je serrais mon sac contre mon ventre en reprenant mon souffle. Mon coeur battait à tout rompre, et l'adrénaline n'aidait pas. Je me sentais légère comme une plume et en même temps, mal de ne laisser aucun message. Encore une fois, je fuyais tout. Cela ne changeait rien, sauf que la première fois j'avais vite fini sous le contrôle d'Anger. Je devais être plus prudente, attendre avant de m'éloigner encore un peu.

Des voix me parvinrent, je devais filer. Je mis mon sac sur mon dos, m'assurant que mon épée était bien en place avant de fixer les arbres devant moi. Partit, je devais partir alors que tout me retenait à rester. Je devais fuir pour ne blesser personne, pour ne plus à avoir à supporter ce cris de peur. Je fis un pas, mon corps se raidi, incapable d'avancer, incapable de reculer, que faire ? J'avais peur de partir, peur de rester. J'étais bien perdu, mais je découvrais à quelle point.

Quelqu'un approcha, je reculais contre l'arbre, ne bougeant plus en retenant mes larmes. Je devais partir, il le fallait. Égoïstement, j'avais envie que quelqu'un me retienne, me prenne dans ses bras et me dise encore que je ne suis pas seule. J'avais besoin de savoir, de sentir que j'avais de l'importance, pourtant, je refis un pas. Quelqu'un arrivait et cela me poussa, je me mis à courir en fonçant droit devant. J'avais hésité trop longtemps, j'étais restée trop longtemps dans cet endroit. J'avais déjà fais trop de dégât. Je devais partir et ne pas me retourner.

Je n'étais plus une Golden Age. Je n'étais pas une princesse. Je n'étais plus Kyria Sasura. Je n'étais plus une femme. Je n'étais plus la colère. Je n'étais plus le chagrin et la peur. J'étais un mage en quête de son identité. J'étais désormais personne et tout le monde.

Les arbres formèrent une barrière avant de s'écarter sur la plage. Je ne ralentissais pas mon pas, partant d'un coté sur le sable. Je devais trouver un bateau, je devais quitter cette île. Je devais fuir et ne pas me retourner. Je n pouvais plus faire marche arrière. Ne trouvant aucune embarcation, j'activais ma bijarme Azi et m'envolais. Le vent sur mon visage, mes cheveux piquant mes yeux, mes pieds dans le vide. Je grimpais, volant plus haut pour trouver le continent, pour voir Fiore et foncer vers l'horizon.

En plein air, je pouvais juste me décider, ne plus regarder derrière moi. Pourtant, quelque chose m'attrapa le pied. Je sentis une main me tenir avant de ralentir pour regarder. La surprise fut que je n'eus pas le temps de ralentir, la poigne se serra et me bloqua en plein vole. La tension me tira vers le sol avec force, je tentais de m'arrêter avec mes ailes, mais ma chute était inévitable. Un dernier cris et je tombais dans les branches d'un arbre, les feuilles me coupèrent les joues et les bras alors que les plus fine branche me fouettaient sévèrement. Le sol fut ce qui m'arrêta. Je regardais aussitôt mon pied gauche, une main au bout d'une chaîne me tenait la cheville. C'était quoi ce truc ?

Plusieurs personnes arrivèrent en courant vers moi, je tentais de me libérer, quand une femme sortit des buissons. Elle tenait l'extrémité de mon entrave et son regard triste m'énerva. Pourquoi m'avait-elle empêchée de partir ? Pourquoi semblait-elle triste ?

Plusieurs personnes arrivèrent, des lacrimas lumineux en mains, je jurais en me battant avec la main métallique qui ne me lâchais pas. Je devais partir ! Pourquoi me retenir ? N'est-ce pas mon choix ? N'est-ce pas mon droit ?





847
Vaya Island
Trouble du réelle.

Partir, pour aller où ? Partir pour quoi ? Partir. J'avais juste envie de partir ! Ne pas me retourner, ne pas être retenue, je criais, furieuse et blessée. Je ne voulais pas qu'on m'attache à un endroit, je n'étais pas prête, j'avais trop mal. C'était à peine supportable, cette douleur en moi, cette vague sombre qui se teintait d'un gris pâle. Je devais me débattre, je devais m'enfuir. Cette douleur dans ma poitrine, ce mal aise dans ma peau. Comme si mon corps n'était pas mien, comme si tout en moi hurlait après autre chose. Je devais fuir, m'échapper et ne plus faire demi tour, mais je ne pouvais pas.

Plusieurs personnes approchèrent, je hurlais, les larmes roulaient sur mes joues alors que j'avais cette douleur qui me déchirait en deux. Je devais m'en aller et ne pas faire demi-tour. Je devais vraiment partir, alors pourquoi me retenaient-ils ? Pourquoi ces personnes voulaient que je reste alors que j'étais si dangereuse pour eux, pour moi ? Cela n'avait aucun sens, aucune logique à mes yeux.

Les lumières dans les yeux, je me sentais comme un animal sauvage pris aux pièges. Avec force je tirais sur la main d'acier qui me tenait, incapable de réfléchir. Les rayons lumineux, les mouvements venant, approchant vers moi. La panique avait un goût de tristesse et de peur. D'un chagrin profond, j'avais blessé quelqu'un, j'avais essayé de tué, j'avais été abandonnée. Hors de question que quelqu'un me blesse encore. Plus jamais, je ne voulais faire couler le sang. Si seulement à cet instant on m'avait laissé partir. Si on m'avait juste laissé partir, mon avenir aurait été différent. C'était ce que je me disais alors que des bras m'attiraient contre un large torse musclé et chaud. Je me pensais perdu, je me croyais perdu, j'avais mal. Juste mal. Un mal nécessaire d'une certaine façon, un mal que je n'avais pas exprimé autrement qu'en fuyant.

Mes cris et mes coups ne servirent à rien, l'homme ne me lâcha pas. Il encaissa silencieusement alors que je laissais ma colère et ma tristesse se montrer. Alors que mes regrets m'avaient rongés durant trop longtemps, que je ne les avais pas exprimés. Il était normal qu'à un moment, tout explose, mais pourquoi maintenant ?  

Doucement, après de longues heures, je finie par me calmer. Comment avais-je peu me cacher une telle douleur ? Je ne me rendais pas compte que tout le monde le voyais sauf moi-même. C'était ironique, parce que Franc posa sa main sur ma tête en souriant. Son pull était plein de morve et de larmes, quel crétin. Un attachant crétin. Il veillait sur moi comme un père, je n'en avais jamais eu, mais je pouvais le sentir, j'étais sa précieuse fille surprise adulte. C'était étrange et amusant, surtout en sachant son penchant particulier.

-J'avais parié que tu ferais ce coup plutôt. Je t'ai sous estimé et en même temps je suis très déçu. Pourquoi partir ? Ne peux-tu pas juste lâcher prise un moment ?
Ses paroles me semblaient folles, insensées. Pourtant il avait parfaitement raison, je le savais. J'avais juste besoin de souffle un coup, je m'étais surmenée après l'accident. J'avais décidée de ne plus jamais perdre le contrôle, mais l'avais-je seulement ? Je n'en savais même rien. Je ne comprenais pas ma magie, j'avais juste tenté de dompter un feu avec un bâton. Pathétique résonnement, mais d'une grande philosophie, je comprenais mieux qui j'étais. J'avais refusée d'accepté mes défauts. Je m'étais contentée de serrer les dents, de mordre encore et encore pour parvenir à ne rien montrer, mais ce n'était pas ainsi que les choses fonctionnes. Renier qui on est, ne peut qu'empirer les choses.

Pourquoi voulais-je tant partir ? Cela me semblait insensé. Comme si toute cette nuit passée assise au sol ou à voler, n'avait aucune logique. C'était trop irréelle et en même temps, ça semblait tellement vrai. Pourtant, pourtant j'ouvris les yeux. J'étais couchée dans le lit qu'on m'avait prêté. En sueur et panique, j'avais criée, je le savais car quelqu'un ouvrit la porte de ma chambre. Elle était retournée, mes affaires étaler partout ici et là. Comme si une tempête était passé. Akira ouvrit la porte. Il me regarda, je fronçais les sourcils. Dormais-je encore ? Ce rêve si réel, me troublait. Et en un instant j'étais en pleure. Les larmes roulèrent sur mes joues, je reculais en posant une main sur ma bouche. Je m'étais levée d'un bon quand il avait ouvert la porte. J'étais sur mes gardes, je n'avais pas de raison de l'être.

L'homme fronça les sourcils en regardant la pièce avant de reprendre son souffle en approchant doucement. Étais- je à ce point entrain de perdre pied ? J'avais fais ce rêve illogique, aurait pu être vrai. Il l'avait été pour moi et je comprenais mieux ce qu'il m'arrivait. Pourquoi est-ce que j'avais tant de mal avec ma magie, pourquoi tout me semblait si lointain, étrange et même irréelle. Ce sentiment qui ne prenait vraiment forme alors que je sortais de ce trouble.  

Le master de Dead Sun s'assit à coté de moi sur le bord du lit. Il ne savait pas ce qu'il venait de m'arriver et encore moins pourquoi. Bien que je ne doutais pas qu'il se doutait que j'avais passé tout mon temps à me mentir, me leurrer sur la réalité. Akira me souriait doucement, essayant de m’apaiser alors que je pleurais. Il posa une main sur mon genou et je pris sa main pour la serrer. Un simple contacte qui me rassura, m’apaisa et m'aida à remettre plus vite. Franchement, j'avais quoi à pleurer tout le temps ? Comme si mon coeur n'allait jamais se remettre d'avoir été brisé en morceau.


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Kyria Sasura
MessageSujet: Re: Les chroniques du passés. [ Solo]   Lun 12 Déc - 1:12








847
Vaya Island
Douce tempête.


Droite, gauche. En douceur. Avec lenteur et contrôle. Avec calme et savoir.

Droite, gauche. Grâce et calme, lenteur du geste prouvant la dextérité cachée. Les mains plates, les doigts tendues avec une délicatesse purement féminine. Les bras souples, les poignets léger comme l'air. Un nouveau mouvement, pied gauche légèrement écarté, frôlant le sol pour s'éloigner, agrandir le centre de gravité.

Haut, bas. Caresse dans l'air, geste Puissance extrême et élégant. Doucement avec assurance, je glissais chaque geste dans l'air, formant une danse subtile. Pas de lame, pas de tenue de combat. Un pas écarté, genoux légèrement plié et le corps penché sur l'autre jambe. Expiration lente avant de bloquer le souffle, retenant tout geste en apesanteur. Un instant je me fixais avant de reprendre, glissant le bras vers la gauche, l'autre suivant le mouvement. Pivotant délicatement avant de bloquer mes gestes en une position délicate. Gracile et éphémère.

Lenteur et subtilité, je me remis en mouvement, cherchant à toujours l'air, cherchant à mouver le vide. Attraper l'intouchable. Savourer l'inodore. Je ne cherchais rien de tel, je voulais juste parvenir à attraper cette flamme qui glissais sur ma peau, cette lueur que seul mon esprit pouvait voir. Autant dire que le publique qui me surveillait depuis un moment admirait le spectacle avec curiosité. Je m'étais soudainement mise à danser de la sorte dans le hall principal. Sans un mot, sans un geste. Alors que tout le monde mangeait, parlait, riait. Ce fut en douceur, alors que mes gestes ralentissaient, emprisonné dans mon monde de délicatesse, que le silence arriva.

Le spectacle dura longtemps, appelant chacun à ne plus bouger. Mouvement de doigts subtiles et tous semblaient être hypnotisé par mes gestes. Rapidement devenu une danse silencieuse et envoûtante par la douceur.

Pourquoi je dansais ? Pourquoi je cherchais cette chose invisible en fixant mes bras ? Aucune idée, mais très vite la question du pourquoi avait laissé place à l'agréable découverte de calme. Un fin sourire et je continuais mes mouvements. Une femme s'approcha de moi, elle se plaça à ma gauche avant de m'imiter du mieux qu'elle le pouvait. Je lui sourie doucement en poursuivant, refaisant alors les mêmes gestes. Une autre personne vient et fit de même. C'était amusant, décontractant et relaxant. Je finie par fermer les yeux, je n'étais pas seule. Pourtant cette idée m'obsédait. Je ne voyais que ça, ma solitude, mon incapacité à accepter mon coeur brisé. Mon manque de confiance et ma colère face à ma situation.

Cette danse improvisée, ce mouvement de foule dura un moment. Quand j'ouvris les yeux, je vis que presque tout le monde suivait le pas, ajoutant ici et là une voix mélodieuse. Quelqu'un joua deux notes de violon et rapidement, tout prit vie. Je voyais les couleurs des habits, la joie sur les visage, le son d'une voix cristalline montant pour se réverbérer sur les parois de la grotte. C'était vraiment ça, la vie de groupe, celle d'une sorte de famille. Je n'avais pas connue ça à Golden Age, était-ce de ma faute ? Peut-être. Je ne pouvais pas le savoir, tout s'était si mal passé là bas à cette époque là.

Alors que tout le monde dansait, je m'arrêtais. Les regardant, souriant alors que des larmes perlaient aux coins de mes yeux. Cette atmosphère, cette joie et cette vie. Je n'avais jamais eu de famille, je m'étais toujours sentie seule et abandonnée. Était- ce ma faute ? Non, j'avais eu moins de chance, moins de bonheur en le cherchant au lieu de le voir.

La musique cessa brusquement, surprenant tout le monde. Même la douce voix mit un moment avant de s'arrêter. Akira venait d'entrer en trompe. Il nous regarda, le souffle court, d'abord surpris puis très inquiet. De sa voix grave et sombre il articula entre deux inspirations.

-L'île est attaqué.

Le silence dura encore un moment. L'information avait du mal à parvenir à nos esprits. Je ne comprenais pas ce que ça impliquait, mais il fallait faire quelque chose. Akira n'attendit pas plus, il fit demi tour pour repartir dans l'autre sens.

Puis, d'un seul mouvement, tout le monde avança. Tel un corps uni et unique, nous primes nos armes et partîmes retrouver ce chef. Étais -je des leurs ? J'en avais le sentiment et cela malgré le fait que je ne portais pas leur marque. Avais-je besoin d'un signe de ralliement à cet instant ? Mon cœur avait été entendu, j'avais pleurée ma douleur le soir précédent. Devais-je attendre en croisant les bras. Non, cette île était ma maison parce que je venais de trouver ma place.

Arrivé dehors, depuis la montagne, on pouvait voir quelque chose sur la plage. De chaque coté de l'île, il y avait un bateau. Des pirates ? J'avais du mal à y croire, mais ils prenaient en tenaille l'île, si la ville avait le centre d’entraînement pas loin, il y avait tout de fois l'autre navire. Que faire ?

La ville allait être prise en charge par un petit groupe, d'autant que des mages en entraînements allaient sûrement intervenir. Nous décidâmes de couper à travers bois pour attraper ceux qui venaient de par '' derrière''. C'était lâche et rusé de leur par, suscitant à la fois colère et approbation. Avais-je le temps pour méditer sur comment agir ? Je ne le pensais pas, je suivais le mouvement, tenant le fourreau de mon épée.

Le pas rapide, tout le monde tenait la distance, je ralentissais un peu le pas pour plonger au dessus d'un buisson épineux avant de poursuivre ma course. Un portail apparue devant moi, je passais à coté et Franc me suivit dans la course. Plus vite, nous devions leur barrer la route. Personne ne devait découvrir cette cachette.

Une branche me coupa la joue, je sautais au dessus des ronces, évitant de tomber dans un ruisseau avant de passer un petit sentier. Nous étions une vingtaine, d'autres suivaient, allant plus vers la ville pour tenter de retenir ceux qui avaient été plus rapide.

Des explosions me firent sursauter. La fumée monta de la ville, suffisamment haut pour qu'a travers les feuilles on puisse voir la colonne grise. Je ralentis avant d'entendre du bruit. Qu'était-ce ? La seconde suivante une sphère d'eau arriva tout droit sur un jeune homme. Je fonçais, l'attrapant pour la plaquer au sol avec force, l'eau toucha un arbre et le tronc marqué et abîmé bascula en arrière. Cette attaque aurait tué le garçon si je n'avais pas agis vite. Le combat avait déjà commencé tout autour de moi. Je me levais en aidant le jeune homme avant de dégainer mon épée. Le cœur grondant furieusement dans ma poitrine, je soufflais lentement pour essayer de me calmer.

Quelqu'un hurla, une autre explosion. Froid glaciale, feu ardent. Lame tranchante, foudre dévastatrice. Un pirate tomba sur moi depuis les arbres, sa dague se planta dans mon épaule. Je hurlais en lui envoyant mon coude dans les dents. Il bascula, tira sur la lame et me fit crier de plus belle. La rage pulsa aussitôt en moi, je dégainais et fit pivoter la lame pour la passer à coté de moi. La résistance fut suffisante pour me confirmer que je venais de lui donner un coup en plein ventre.

Plus le temps de réfléchir, le sang coulait déjà !





847
Vaya Island
Pour la survie!


Me reprendre, me relever et me battre.

Les sons des combats provenaient de la ville, je ne pouvais pas y aller. Le centre d’entraînement était bondé, des mages sur place pourront s'en occuper. Notre but à nous, Dead Sun, étaient d'empêcher d'autres mages d'arriver par la forêt, ce qui promettait d'être impossible.  Plus nombreux que nous, les adversaires qui arrivaient sans relâche nous rendaient la tâche irréalisable.

Une épaule blessée, la rage au ventre, je devais faire quelque chose et ce quelque chose fut de dégainer mon épée et lever les yeux. Un homme fonça vers moi, je me mis en garde avant de bloquer son attaque. Un marteau aussi gros que ma tête s'arrêta à quelque centimètre, si je n'avais pas réagit j'aurai sûrement eu le crâne en morceau. Pas le temps de s'attarder sur les détails, j'usais de la garde pour envoyer son arme vers le haut avant de baisser le tranchant sur lui. Un Cris sur aigu et il tomba au sol à mes pieds.

Avancer ! Je regardais où se trouvait mes alliés, chacun étaient déjà prit alors qu'à révère arrivait d'autres personnes, merde. J’allais aider celui qui était le plus proche de moi, un ennemis de moins. Il partit de son coté pour aider quelqu'un d'autre, j'en fis de même. Un a la fois, nous parvînmes à éclairer les lieux avant d'avancer vers le danger.

L'adrénaline brûlait mes veines, mon sang bourdonnait dans mes oreilles alors que mon souffle grondait. Un pas après l'autre, de plus en plus vite, accompagnée de six personnes. J'avançais vers le navire qui déversait son flotte de terreur.

Une sphère de feu arriva depuis notre gauche, j'activais mon Take Over en plongeant vers la boule. Armure indestructible de Gluttony. De peu, je parviens à bloquer l'attaque avant de foncer vers la zone de lancement de cette tentative échouée. Une femme m'attendait, des flammes couraient sur les arbres autour d'elle. Un mage de Dead Sun me rejoignit rapidement. Il lança une vague d'eau avant de me dire d'y aller. Je le laissais donc derrière moi, confiante qu'il gagnerait. Erreur ou bon choix, je ne le saurais que plus tard, je n'avais pas le temps d'être retardé. Je ne sous estimais pas les autres, j'avais juste besoin d'être certaine qu'ils s'en sortiraient tous.

Vers la fin de la forêt, mais pas encore sur la plage, un autre combat avait éclaté. Je ralentissais le pas, épuisée par ma course, pour arriver plus reposée. Un homme entouré par plusieurs de mes alliés. Des blessés au sol, un vague de feuilles passa à coté de moi, manquant de m'emporter. Je ne connaissais pas cette magie, mais elle se montra redoutable. Chaque feuilles devinrent tranchante comme des lames et dur comme l'acier, le son qu'elles produisirent face à l'armure de l'ennemi me fit sourire. J'avais l'impression d'écouter une mélodie orchestrée par le mage de plante, c'était en réalité un jeune homme, aussi petit que jeune.

Une vague de flamme s'ajouta à celle des feuilles, créant de ce fait un tourbillon qui me fit reculer. La terre trembla avant de se fermer en une mâchoire sur la cible. Puis de la lave déborda de la fissure de terre. J'étais incapable d'intervenir, de bouger ou même de respirer. Un tel travail d'équipe, chacun savait ce qu'il avait a faire et comment agirait les autres. C'était géniale, tout simplement géniale !

Je voulais être une des leur, mais pas seulement, je voulais être leur chef. Les guider, les aider à devenir plus fort et parvenir à faire en sorte qu'ils puissent compter sur moi. Une idée folle, sans logique peut-être. Meneuse, c'était mon désire, mon ambition, j'avais ça dans le sang.

Les flammes se dispersèrent en ne laissant rien. La terre du dôme se fissura et dans une explosion, l'homme en armure apparu. Furieux, et a peine salit par les attaques. Comment était-ce possible ? La surprise fut de taille, je n'étais pas la seule personne à en rester bouche bé, les autres combattants reculèrent en restant sur leur garde. Je m'avançais parmi eux en activant mon armure Anger. Le tenir occupé, le temps qu'ils trouvent une stratégie.

Sans un mot je fonçais vers l'ennemi. Arrivé à moins d'un mètre de lui je bondis, ses yeux cachés par ses cheveux mis longs bruns sombres, je savais pourtant qu'il me voyait arriver. Espaza au-dessus de moi, j'attaquais de haut en bas, frappant avec force alors qu'il bloquait mon attaque de sa main ganté, comme si j'utilisais un vulgaire bout de bois. Énervant !

Il leva doucement le visage vers moi, tenant fermement mon arme alors que j'utilisais ma magie pour changer d'apparence, allant à celle de Despaire. Slash, l'attaque verticale, la magie, il suffisait que je bouge un peu pour envoyer ma magie le frapper. Sauf qu'il me tenait, avec force et sans broncher. J'envoyais mon pied vers son bras, dégageant mon arme avant de pivoter en sautant pour lui envoyer mon attaque. Il la prit de plein fouet et recula d'un pas. Son armure argentée et noire se fissura.

-Visez le même endroit !
Une fissure, c'était assez pour m'avoir guidé sur ce qu'il fallait faire. Et pour eux aussi, alors que je retombais sur mes pieds, il m'envoya un coup en plein ventre, me projetant plus loin au sol. Furieux, sans l'ombre d'un doute, il allait plonger sur moi quand une lance de feu le transperça avec une précision incroyable. Suivit de près par une aiguille géante de pierre, puis de feuilles.

Je regardais mon adversaire cracher du sang alors que les attaques se suivaient, le faisant tomber a genou petit à petit pour finir par le tuer. Comme quoi le travail d'équipe marche toujours mieux avec une équipe et surtout en se donnant à fond. Je ne savais si seule j'aurai peu le battre ou non, mais ensemble on y était parvenu.

Espérons seulement que les habitants du village avaient été sauvé comme je l'espérais. Et sans plus attendre, une partie du groupe partait vers celui-ci pour savoir ce qu'il en était. Je me relevais péniblement avant de prendre la même direction.


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Dernière édition par Kyria Sasura le Mer 22 Fév - 10:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les chroniques du passés. [ Solo]   Mer 22 Fév - 17:17








847
Vaya Island
Coup mortel.


Un ordre et six personnes avaient visés la porte que j'avais entre ouverte. Quatre mots qui provoquèrent la mort d'un adversaire et avec un soulagement immense. S'il était le chef de nos ennemis, j’espérais que de l'autre coté il n'y ait pas plus fort. Et en même temps, j'avais envie de recommencer, trouver la faiblesse, la signaler et gagner, non pas seule, mais avec d'autres personnes en équipe. C'était tellement différent de savoir qu'on peut compter sur les autres et non uniquement sur sois même. Savoir que si on pose le genou au sol, quelqu'un nous épaulera pour nous relever. Je n'avais jamais eu ce sentiment, alors qu'à Golden Age, c'était la règle d'or.

Pourtant, cette atmosphère je n'y avais pas eu droit. Comme si mon entrée avait signée ma fin dans cette guilde. J'avais manqué de me faire tuer, sauvée de peu par un aîné, je n'avais quand même pas trouvé ma place. Alors que c'était la master elle même qui m'avait fait rejoindre les rangs, j'avais toujours eu l'impression de ne pas pouvoir y entrer. Ce qui était gênant, car avec ces mages, avec Dead Sun, je me sentais à ma place. Ma famille, je venais de la trouver et plus rien n'allais m'en détacher.

Nous courions entre les arbres, posant un arrêt pour aider un camarade avant de poursuivre. Je comptais faire un détour par la guilde pour m'assurer que tout allait bien quand une douleur me fit tomber a genou. Mes yeux se posèrent vers mon épaule gauche où une pointe de flèche dépassaient. En relevant le regard, je remarquais que personne n'avait vu que je m'étais arrêté et quand je voulu crier à l'aide, l'air me manqua. Une sensation étrange de noyade me prit, le sang afflua dans ma gorge alors que la flèche se mit à bouger. Les mains au sol, j'essayais alors de me relever avant de sentir l'arme être tiré en arrière, me faisant basculer et tomber sur les fesses. Merde !

Un coup d’œil par dessus mon épaule, une femme en larme avança vers moi. Son expression, je me revoyais en elle. Ce regard emplis d'une colère impossible à atténuer, un chagrin si grand qu'il dévore tout. Pleurait-elle un ami, un amant ou son chef ? Je n'en savais rien, mais elle tira et la pointe arracha ma chair, cette fois mon cris partit, étranglé par le sang, mais fort. Je me penchais pour cracher le sang, essayant de trouver de l'air alors que je me noyais. Pas ça!

Doucement je posais une main sur ma blessure, pressant la plaie avant de me relever. Le monde se mis à tourner alors que je forçais pour tenir debout. La femme face à moi arqua son arme, me visant à nouveau. BOUGE! Mes jambes tremblaient, mon coeur semblait battre difficilement alors que la douleur devenait de plus en plus forte. Le sang coulait de ma bouche, ne demandant plus la permission pour s'échapper. Je fis un pas, miraculeusement je ne tombais pas, ce qui étonna la pleurnicheuse qui avança. Ses yeux se portaient sur mon ventre ainsi que ma bouche, la vue du sang lui posait-elle un problème ?

Une feuille passa à coté de mon visage, je reconnu la forme et ceux qu'ils n'étaient plus très loin. Le vent portait un saveur de brûlé et de sang alors que je tombais à genou. La flèche partie, coupa mon cou avant de partir dans les fourrées. Quelqu'un tomba dans mon dos, me glaçant le sang, me pétrifiant dans mon combat à la survie. Je n'osais pas regarder derrière moi. Je n'osais plus bouger, avant que mon corps ne se crispe pour me faire tousser et cracher. J'avais déjà été blessé à cette épaule, mais une lame et une flèche arrachée ne faisait pas les même dégâts. Une blessure sur une blessure, sans le moindre soin, j'allais être dans un sale état.

Un son familier arriva juste à coté de moi, celui de la chair coupée. Je tentais de pivoter, mais mon corps refusa, seul mon visage se tourna pour voir une lame couverte de sang bouger lentement. Le monde ralentit, un goût amer et ferreux sur la langue. Le son que je venais d'entendre, c'était celui de ma chair se faisant couper. J'avais du mal à réaliser que c'était moi qui me faisait tailler en pièce, d'autant que la douleur ne venait pas, comme si tout en moi avait décider de s'arrêter un moment.

Des flammes léchèrent la lame et son porteur. Le son aurait du me faire sursauté, mais c'était comme si je l'entendais à peine. Je voulais me relever, mais au lieu de ça, je tombais mollement au sol, le contacte de celui-ci était aussi étrange que le fait que j'entendais presque plus rien. Je vis des pas, compris le début d'un combat, quelqu'un s'arrêta près de moi. Un son, plus fort que les autres mais étouffé, lointain, effacé tout comme mes forces. Allais-je mourir ?

Quelqu'un me souleva en me tenant contre son torse. C'était un homme, fort, sa peau chaude me rassurait. Ma vision se troublait à mesure qu'il bougeait, j'eus toutefois le temps de reconnaître la barbe rousse de mon sauveur. Combien de fois allais-je lui devoir la vie ?






847
Vaya Island
Repos forcé.



Blessée, je l'étais, mais c'était comme si je regardais tout ce qu'il m'arrivait sans comprendre. C'était bien réelle, trop peut-être, parce que je ne parvenais pas à me rendre compte que tout ce sang chaud, c'était le mien. Quelqu'un parlait, mais les mots ne me parvenaient pas, trop éloigner, comme a travers un filtre. On me serra, comme si me porter ne suffisait pas pour m'éloigner du danger et qu'en plus il fallait me secouer.

Ouvrir les yeux, voir cette écharpe rouge vif sous une fausse lumière blanche. Impossible de discerner quoi que se soit. Mes yeux voyaient sans permettre à mon cerveau de comprendre ou d'analyser ce qui se passait.

Puis j'entendis deux mots, étrangement ils ne me firent pas peur, pourtant ça aurait du… car quand on entend Grave et [/b] Mortel[/b] dans une phrase, ne faut-il pas paniquer, d'autant quand il s’agit de son propre sort.  Rien, pas la moindre peur ni le moindre regret, de toute façon rien ne me retenait plus sur ce monde. L'homme que j'avais aimé m'avait abandonné. Mon père m'avait renier et j'avais tourné le dos à la seule famille que j'aurai peu avoir… Qui étais-je pour me plaindre ? Crier que c'est injuste, que le sort s'acharne sur moi ?

Vient ensuite l'obscurité. Aussi totale, silencieuse et lointaine dans laquelle je m'enfonçais. Je sentais l’air s'agiter autour de moi, les sons se faire plus fort, qui pouvait crier après moi ? J'étais secouée, mais c'était étrangement trop… je ne sais quoi, mais le monde qui m'entourait semblait vivre à cent à l'heure alors que moi j'étais… que m'arrivait-il d'ailleurs ? Je n'en savais rien, cela n'avait pas d'importance car… car quoi ? Je vais mourir comme ça ? Un coup d'épée et tout s'arrête ? Un peu de sang perdu et c'est la fin ? C'est vraiment comme ça que tout se stop ? Pathétique ! Je ne me battais même pas ! Je ne cherchais même plus une raison pour vivre !

Des jours… des heures, peut-être seulement quelques secondes ? J'ouvris lentement les yeux, forçant pour parvenir à bouger mes paupières. Mon corps était lourd, si lourd, je me sentais si mal et fatiguée. La douleur repoussa le sommeil avant de me faire ouvrir la bouche, me redécouvrant des forces je hurlais. Un cris qui déchira ma gorge, impossible de me taire, impossible de réfléchir il n'y avait qu'une chose… cette douleur qui allait de mon épaule droite jusqu'à dix centimètre plus bas, tout droit vers ma poitrine. C'était atroce, chacun de mes muscles tremblaient alors que ma peau était brûlante, comme en feu. Je posais ma main en regardant, arrachant les bandages alors que mon cerveau hurlait autant que ma voix.

Quelqu'un entra, mais je n'arrivais pas à me calmer, alors que je découvrais l’étendue de ma blessure qui aurait peu… qui aurait due me tuer ! Les points de suture à peine fait, le sang rouge à peine coagulé. On attrapa mon poignet pour m'arrêter, mais comment avais-je peu survivre ? Était-ce un miracle ? J'avais l'impression d'être en enfer quand un choc me fit plonger dans les méandres des limbes. Assommée, d'un coup, quelqu'un qui n'avait pas peu supporter de m'entendre hurler ou alors qui en avait marre. Je ne devais pas être la seule en si mauvais état, mais bon qu'est-ce que c'était douloureux.

Quand enfin je repris à nouveau connaissance, je me rendis compte que je souffrais à peine, comme si j'avais eu un mauvais coup. La gorge sèche, je promenais mon regard et en tournant la tête, j'eus cette pointe dans l'épaule. Ce n'était pas un rêve, mon bras avait été immobilisée et l'autre attaché avec une corde.

Ensuite, je remarquais une grande silhouette assise sur une chais aux pieds de mon lit. La porte de la chambre était ouverte sur le couloir et la lumière de la pièce éteinte. Ainsi je peinais à découvrir qui me surveillait, bien que vu les épaules larges, je devinais sans mal qu'il s'agisse de Franc. Le pauvre, il devait me surveiller depuis un bon moment. Toujours à s’inquiéter pour moi, à veiller sur moi. Son attitude avait tout d'un père, ce qui me donnait chaud au cœur, mais aussi… je m’inquiétais tout autant pour lui !

Le sommeil me reprit, impossible d'y résister, j'avais à peine mal, mais c'était déjà trop. Je sombrais dans un long rêve. Un rêve qui me semblait si réel...

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Kyria Sasura
MessageSujet: Re: Les chroniques du passés. [ Solo]   Mar 16 Mai - 15:15








848
Fiore Ouest: Hôsenka
Début de la traque, retour au présent.

Les souvenirs et l'avenir semblent si différent les uns des autres, pourtant ils ont la même saveur. Alors au fond, est-ce qu'ils sont si différent ?

Je rêvais que le monde que je connaissais n'avait pas prit cette tournure bien douloureuse pour moi. Dans celui-ci, j'étais toujours membre de Golden Age, je buvais en rien de bon coeur alors que Nagisa avait rejoins la guilde. Hibari, Yuki et tous les autres faisaient la fête…. Même Franc était là, comment était-ce possible ? Ca ne l'était pas, ce n'était qu'un rêve, je le savais, mais c'était si agréable… si doux et rassurant. Comment ne pas sourire en voyant cela ?

Le rêve s'arrêta brusquement. J'entendais des voix non loin de moi et je ne tardais pas à me réveiller. Ma blessure me faisait encore très mal, mais c'était supportable. Bien assez pour me relever sans crier de douleur…


-Bon retour parmi nous.

Akira, le master de Dead Sun, souriait en m'aidant à me redresser. Il me tendit un verre d'eau alors que Franc revenait avec de quoi manger. Ce roux géant était assez amusant, il ne manquait jamais une occasion pour faire rire ou dire des âneries..

- Tu as l'air en forme.
- Vraiment ?
- Après deux semaines a dormir comme une marmotte. Tu as des couleurs, c'est bon signe. As-tu faim ?  
- Tu n'images pas à quel point.
Il partit d'un grand rire chaleureux et même apaisant. Qu'aurais-je fais sans lui ? Je serrai sans doute morte ou qui sait ? Il avait été si souvent là pour moi que je ne comptais plus le nombre de fois où je lui devais la vie.

La nourriture avait un goût incroyablement bon, sûrement parce que je mourrais de faim ! Je ne me souvenais pas m'être réveillée par moment pour juste boire un peu ou avaler une bouchée, mais Akira ne tardait pas à me raconter tout ce que j'avais manqué ! A commencer par la fin du combat contre les envahisseur. Ce fut un coup de chance qu'un mage assez fort était en ville, il a peut protéger tout le monde et personne n'avait remarqué qu'on avait bien réussi notre coup de notre coté.  Quelque blessé, mais rien de grave. Autant dire que j'étais la seule à m'être pris le mauvais coup !

J'étais rassurée, mais je ne pouvais cacher une chose qui envahissait un peu plus mon esprit chaque jour. D'autant que je l'avais vu dans mon rêve. Il m'avait fait perdre la raison après m'avoir laissé pour mort, comment pouvais-je rester à l'ignorer un jour de plus ?

- Akira… j'aimerai retrouvé un mage de Full Dream. Celui qui m'a laissé pour morte, j'aimerai le trouver.
Franc me regarda en silence, il savait ce que j'avais subit et il n'avait jamais voulu me poser de questions, mais au fond il avait espéré que j'oublie cette partie de ma vie. Comment aurai-je peu ? Rien que le fait de penser à lui me mettait hors de moi et cela faisait trop longtemps que je n'avais pas essayé de le trouver. Je devais le faire, au plus profond de moi, j'avais besoin de croiser son regard et de lui ôter la vie.

Le master garda le silence avant d'approuver d'un hochement de tête. Trois semaines plus tard je retournais à Fior. La rage au ventre, j'avais une première piste, une famille de noble avait fait appel au service du mage d'Acide. Je m'y rendais et rapidement, je me retrouvais à être membre de leur groupe. Des tordus, mais d'une manière assez charmante.

Cette famille ignorait que leur jours étaient comptés, moi même je ne savais pas encore que l'autre personne que je cherchais, les tuerais… Nagisa.

Fin des Chroniques!



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